Le petit lecteur


6 minutes de lecture - Les Contes de la Bécasse

Résumé des Contes de la Bécasse de Guy de Maupassant

Initialement, les Contes de la Bécasse ont été publiés dans la revue Le Gaulois du 5 décembre 1882. Il a servi d’introduction au recueil Contes de la bécasse. L’auteur, Guy de Maupassant, décrit fidèlement la société de l’époque, aussi bien la classe bourgeoise que la vraie misère de petits paysans normands. Nous allons voir ce que l’auteur cherche à transmettre dans le résumé de Contes de la Bécasse.

Au tout début du recueil des Contes de la Bécasse, on nous informe que lorsqu’il y avait un dîner chez le baron des Ravots, un rituel était mis en place « Les Contes de la bécasse ». Le maître de maison tire un convive au hasard, ce dernier doit compter une histoire pour « indemniser » les déshérités et se régaler de toutes les têtes d’oiseau par la suite.

Résumé des 16 contes de la Bécasse

Dans ce Résumé de Contes de la Bécasse, le titre de plusieurs recueils des Contes de la Bécasse de Guy de Maupassant fait paraître un thème commun qui résume l’ensemble de dix-sept titres, les voici :

Un Coq chanta

Pour le résumé de Contes de la Bécasse, une égalité entre l’érotisme et la chasse est mise en place. Mme Berthe d’Avancelles promet de devenir maîtresse de Joseph de Croissard, l’homme qui le poursuit ardemment, après la curée du sanglier.

Le baron se donne corps et âme pour tuer sa proie, mais s’endort au moment où sa promise se livre. Ainsi, à l’amour comme à la chasse, il y a la quête d’une proie et sa mise à mort finale.

Farce normande

Dans ce conte, Jean Patu, un chasseur forcené, perdait toute logique quand il s’agissait de satisfaire cette passion. Lors de sa nuit de noces, furieux d’être ainsi nargué par les coups de fusil des braconniers, il sort et tombe dans un piège.

Au petit matin, on le retrouve ficelé avec un écriteau sur la poitrine : « Qui va à la chasse perd sa place ». Si dans ce récit, la passion fait oublier le devoir conjugal, ailleurs, elle fait oublier le devoir d’humanité.

La Folle

Dans l’histoire de « La Folle » : Mathieu d’Endolin, en ramassant une bécasse abattue, découvre la tête d’un mort. Il reconnaît la misérable femme devenue folle par des deuils à répétition.

Afin de se venger de ce qu’ils considèrent être de l’insolence à leur égard, les Prussiens l’ont laissée mourir de froid. Guy de Maupassant déclare faire des vœux pour que leurs fils ne voient plus jamais de guerre pour conclure sa narration.

Saint-Antoine et l’Aventure de Walter Schnaffs

Dans les deux derniers Contes de la Bécasse qui se déroulent eux aussi durant la guerre de 1870, la folle est comme vengée puisque le paysan surnommé « Saint-Antoine » engraisse le soldat ennemi qu’il est obligé d’héberger. Par la suite, il tue son « gros cochon » de Prussien après avoir fait semblant d’être son meilleur ami.

Pour finir, il y a « l’Aventure de Walter Schnaffs », un gros soldat allemand qui cherche à se constituer prisonnier pour sauver sa vie. Dans une parodie d’héroïsme, Walter est fait prisonnier à son grand bonheur et le colonel qui l’avait surpris fut décoré bien qu’il ne fit rien d’extraordinaire.

Autre résumé du livre de Guy de Maupassant

Ce cochon de Morin

Dans cette partie, Guy de Maupassant parle d’un personnage appelé Morin qui tente d’embrasser mademoiselle Henriette dans un wagon. En vain, car cette dernière a appelé les contrôleurs.

Labarbe, en voulant aider Morin, est allé voir la jeune fille pour l’implorer de retirer sa plainte. Toutefois, il est tombé amoureux de la demoiselle. La jeune fille a fini par enlever sa plainte, mais Morin a été surnommé « ce cochon de Morin » durant toute sa vie.

Pierrot

Dans ce Conte de la Bécasse, une femme qui se faisait voler ses oignons adopte un chien appelé Pierrot pour protéger son jardin. Cependant, au bout d’une année, elle décide de l’abandonner dans un trou, pour ne pas payer de taxe pour le garder.

En regrettant par la suite, elle le nourrit du haut du trou. L’arrivée d’un autre chien scelle le destin du premier, car la femme ne pouvait pas en nourrir deux.

Dans ce Conte de la Bécasse, l’histoire nous parle de l’amitié entre Jean Bridel, un jeune étudiant et d’un vieillard qui fut jadis danseur du roi Louis XV avec sa femme.

Il lui raconte qu’il avait coutume de se promener dans ce jardin tous les après-midis. En revenant de Paris 2 ans plus tard, il découvre que la pépinière a été démolie et il n’a plus eu de nouvelles des danseurs.

La peur

Dans cette histoire, les contes de la bécasse nous parlent d’un homme qui affirme n’avoir eu peur que deux fois durant sa vie :

— Dans la première, il raconte qu’après une grosse tornade de sable dans un de ses périples en Afrique, il a entendu des bruits dont personne ne pouvait déterminer la provenance.

— Dans la seconde, il dit s’être réfugié chez des gens qui attendaient leur mort, car quelqu’un était censé venir les tuer le soir même. Alors, quand ils ont entendu du bruit à l’extérieur, ils ont envoyé leur chien, il s’est mis à aboyer et le lendemain matin, il gisait dans un trou qu’il a creusé pour tenter de s’enfuir.

Les sabots

C’est l’histoire d’Adélaïde, une fille niaise qui est envoyée par ses parents chez un vieux monsieur, appeler Césaire Omont pour devenir sa servante. En revenant chez ses parents après quelques mois, elle est enceinte, car elle a apparemment partagé ses sabots avec son maître.

La mère est horrifiée et le père étonné de la stupidité de sa fille qui prétend ne pas savoir qu’on faisait les bébés ainsi.

La rempailleuse

L’histoire parle d’une fille de rempailleurs de chaises qui offre de l’argent à un petit bourgeois appelé Chouquet en échange de baiser. En grandissant, le jeune garçon devient pharmacien et a une femme.

Attristée, la fille souhaite rédiger un testament où elle lègue toutes ses économies au jeune homme pour qu’il pense à elle après son suicide. Dans un premier temps, le couple refuse tout contact, mais change d’avis pour l’appât du gain.

Pour conclure, dans ce résumé de contes de la Bécasse, Guy de Maupassant nous parle de sa Normandie natale dont il évoque tendrement, même si l’auteur parle de lâcheté, cruauté, bêtise ou avarice au passage. Les histoires sont faites pour mettre en exergue tous les aspects de la vie dans les Contes de la Bécasse, sans être toutefois moralisatrice ou juge.