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6 minutes de lecture - La Parure

Résumé de La Parure

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I. Mise en place du récit

La nouvelle débute en présentant une jeune fille, Mathilde, qui est décrite comme étant ravissante mais de naissance modeste. Comme l’auteur le souligne, à cette époque, la hiérarchie entre les classes sociales est très marquée. Il paraît donc impossible à Mathilde de pouvoir un jour accéder à un rang qui serait, selon elle, digne de sa beauté. On la marie à M. Loisel, un homme travaillant en tant que commis au ministère de l’Instruction Publique. Elle se retrouve maîtresse d’une petite maison, aux meubles simples, à la décoration pauvre. Elle ne cesse d’aspirer à mieux, sa tristesse étant d’autant plus attisée qu’elle a une amie riche à qui elle n’ose plus rendre visite, honteuse de leur écart social.

C’est pourquoi, le soir où son mari lui annonce qu’ils sont conviés à une réception mondaine, Mathilde est abattue. Elle qui rêvait tant d’entrer dans la haute société ne se sent pas capable de l’affronter sans avoir une tenue convenable. Le mari est surpris, déçu. Il savait sa femme malheureuse, et en voulant la rendre heureuse, il n’a fait que lui rappeler la pauvreté dans laquelle elle se sent enfermée. Elle lui réclame une toilette convenable pour 400 francs et bien que cette somme ait été auparavant destinée à acheter un fusil de chasse, il lui donne sans plus discuter.

Il s’avère vite que la toilette ne suffit plus. Mathilde en veut encore et toujours plus. Après ses beaux vêtements, elle réclame un bijou pour couronner le tout. M. Loisel s’énerve et l’envoie en emprunter un à sa riche amie, Mme Forestier. Ravie par l’idée qu’elle juge brillante, Mme Loisel s’empresse de s’y rendre à quelques jours de la réception.

Mme Forestier lui montre alors les bijoux qu’elle possède, mais Mathilde n’est jamais entièrement satisfaite. Elle les essaie, se contemple dans le miroir, mais semble juger qu’aucun des bracelets ou colliers proposés ne fait entièrement l’affaire. Elle finit par tomber sur un étui de satin noir contenant une splendide rivière de diamants. Pour Mathilde, c’est de loin le plus beau bijou que son amie détient. Elle hésite un moment avant de se décider à lui demander de lui prêter. Mme Forestier accepte et Mathilde a enfin la totalité de sa parure.

II. L’apogée de l’histoire de La Parure

La soirée arrive enfin et Mathilde resplendit de mille feux. Personne n’égale sa beauté, et elle se fait remarquer par tous les hommes présents. Même le Ministre. On sent que c’est la nuit de sa vie. Les barrières sociales sont tombées, et elle peut se pavaner à sa guise. Pour l’époque, être reconnue par tous comme splendide, raffinée et gracieuse était la reconnaissance suprême pour une femme mondaine. Et Mathilde l’a atteinte, contrastant terriblement avec son mari qui s’est endormi depuis minuit, ne prenant pas part à sa gloire.

Elle danse et s’amuse jusqu’à plus de quatre heures du matin, avant qu’à nouveau, elle soit confrontée à la dure réalité de son rang. Il fait froid dehors, et elle n’a pas de riche fourrure dans laquelle s’emmitoufler. Elle rejette les vêtements trop simples avec lesquels son mari essaie de la recouvrir. Dans sa peur d’être démasquée par les riches, elle s’éloigne tant du lieu de la réception qu’ils n’ont plus de fiacres à appeler. Ils marchent un moment à pied dans Paris, grelottants, avant de tomber sur un vieux coupé noctambule qui accepte de les conduire jusqu’à chez eux. Le mari est anxieux car la nuit est bientôt finie et il doit travailler dès le lendemain matin. Mathilde, elle, est remplie d’amertume à l’idée que la soirée soit déjà terminée, et que cela se soit fini de façon misérable à arpenter les rues à pieds ainsi.

Arrivés chez eux, ils découvrent avec effroi que Mathilde a égaré la magnifique rivière de diamants. Ils ont beau la chercher parmi tous les plis de ses vêtements, ils ne la trouvent point. Le mari se met à faire le chemin inverse avec l’espoir d’y tomber dessus. Ils alertent les journaux, la préfecture de police, les compagnies de petites voitures, en promettant une récompense. Mais rien n’y fait, la parure reste introuvable.

Mathilde se trouve dans un piteux état. Son mari prend les choses en main. Il leur faut gagner du temps. Pour cela, sa femme doit écrire à Mme Forestière pour lui dire qu’elle a cassé la fermeture de la rivière de diamants, et que, nécessitant réparation, son bijou lui sera rendu plus tard.

Le couple ramène l’étui de satin qui contenait la rivière au joaillier qui effectivement le reconnaît de sa fabrication, cependant, il les avertit qu’il n’y a pas dans son registre de mention de l’achat du bijou. Les Loisel sont obligés de parcourir toutes les bijouteries pour en trouver un semblable. Ils finissent par trouver un chapelet de diamants qui pourrait convenir au prix de 36 000 francs.

Toutes les économies de M. Loisel sont utilisées, et le couple s’endette auprès d’organismes et de particuliers pour pouvoir payer le reste. Mathilde ramène le nouveau bijou chez son amie, qui lui dit, froissée, qu’elle aurait pu le lui rendre avant.

III. Le dénouement

Le couple endure ainsi dix années de dur labeur. Mathilde connaît alors une vie bien pire que celle qu’elle avait vécue jusqu’alors. Elle se voit obligée de vivre comme une nécessiteuse. Ils renvoient la bonne, changent de logement. Elle fait le ménage, les corvées, la cuisine. Son mari se lance à corps perdu dans l’entreprise également. Il ne compte plus les heures supplémentaires, travaille même de nuit comme copiste pour pouvoir boucler leurs fins de mois difficiles. Ils essaient de gagner du temps, de marchander le moindre sou.

Avec l’usure, au bout de dix ans, Mme Loisel parait vieille. Elle s’habille désormais comme une miséreuse, elle ne prend plus soin de son apparence comme autrefois. Il lui arrive encore parfois de repenser à la fameuse soirée, celle où elle avait été si rayonnante avant que la tragédie n’arrive et fasse tout basculer.

Un beau jour, elle recroise Mme Forestière, toujours fringante, jeune et séduisante, sur les Champs-Elysées. Elle l’aborde et son amie a du mal à la reconnaître après tant de changements physiques et vestimentaires. Mathilde lui raconte alors combien elle a eu la vie dure à cause de la rivière de diamants perdue, mais annonce avec fierté qu’elle et son mari ont réussi à tout rembourser et qu’ils ne doivent plus rien à personne.

La chute de la nouvelle tombe quand Mme Forestière lui prend les mains et lui annonce très émue que le bijou qu’elle lui avait prêté était un faux, et qu’il valait tout au plus 500 francs.