Le petit lecteur

6 minutes de lecture - Un coeur simple

Résumé d'Un coeur simple par chapitres

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Chapitre I :

Félicité est une servante honnête et digne d’une cinquantaine d’années. Elle est au service de Mme Aubain, une bourgeoise acariâtre de Pont-l’Evêque dont la fortune n’est plus ce qu’elle était. Même si son quotidien est routinier, Félicité s’attelle docilement à chaque tâche avec la plus grande rigueur, entretenant la demeure au style assez dépouillé, qui ne contient que peu de mobilier. Elle ne prend cependant pas son rôle à la légère, gardant impeccable cette grande maison qui a perdu son luxe d’antan mais dans laquelle on peut encore sentir la présence du défunt mari de Mme Aubain. Félicité mène ainsi une vie simple et pieuse et se satisfait ainsi de son sort.

Chapitre II d’Un coeur simple :

Félicité n’a pas eu une enfance des plus heureuses. Elle a été recueillie par un fermier qui la battait après que sa famille a disparu. Elle grandit et rencontre Théodore, un jeune homme qui veut obtenir d’elle des faveurs qu’elle ne peut se résoudre à lui accorder. Ce n’est pas de la pruderie mais bien la raison et l’instinct qui la font résister à ses avances.

Elle accepte de l'épouser mais découvre le jour du mariage qu’il en a épousé une autre, vieille mais riche. Elle décide alors de partir, et se retrouve employée au domaine de Pont-l’Evêque. Elle fait la connaissance des enfants de Mme Aubain, Paul et Virginie, avec qui cette dernière est fort distante. Félicité, au contraire, se montre attentionnée et aimante envers eux. Élevée parmi les animaux de ferme, elle fait preuve d’un redoubable sang-froid lorsqu’un taureau les charge. Mme Aubain, les enfants et Félicité partent ensuite en voyage pour Trouville, en Normandie.

Ils font une escale à Toucques chez les Liébard, un couple de fermiers au service de la famille depuis très longtemps. Félicité retrouve sa famille à Trouville, les domestiques qui travaillent dans la cuisine. Mais la trop grande familiarité qui s’installe entre eux et les enfants déplaît à Mme Aubain, elle décide de repartir à Pont-l’Evêque quand elle s’aperçoit que le neveu de Félicité, Victor, tutoie Paul. Celui-ci est envoyé par la suite au collège de Caen.

Chapitre III :

Félicité reçoit son éducation religieuse par l’intermédiaire de Virginie, qu’elle emmène régulièrement au catéchisme. Elles écoutent les musiques de messe, jeûnent et se confessent ensemble. Elle se passionne d’abord pour l’Histoire Sainte narrée par le curé. Elle l'écoute avec ravissement lire les épisodes bibliques comme s’il s’agissait d’un roman d’aventures. Mais si elle est profondément touchée par la foi, elle a peine à accepter le caractère dogmatique de l’Eglise. Un beau jour, une religieuse vient chercher Virginie pour l’emmener en pension chez les Ursulines.

Les enfants manquent beaucoup à Félicité qui demande la permission d’inviter son neveu. Les enfants grandissent et Félicité s'éloigne d’eux, la différence de classe sociale devenant une barrière à leur amitié. Le 14 juillet 1819, Victor annonce qu’il est engagé pour travailler sur un paquebot et qu’il sera parti au moins deux ans. Elle fait quatre lieues à pieds pour pouvoir lui faire signe au départ du bateau. Dès lors, Félicité s’inquiète pour lui tous les jours, sans jamais le mentionner, jusqu’au jour où Liébard lui remet une lettre annonçant qu’il était mort de la fièvre jaune. C’est ensuite au tour de Virginie de décéder d’une fluxion de poitrine.

Félicité n’arrive pas au couvent à temps pour accompagner Virginie dans ses derniers instants de vie, mais elle reste deux jours entiers avec le cadavre. Religieusement, elle lui fait sa toilette, l’enveloppe dans un linceul et lui coupe une mèche de cheveux blonds qu’elle se résout à garder toujours contre son cœur. Le désespoir de Mme Aubain ne connaît pas de limite. Les années passent et Paul ne parvient pas à débuter une carrière stable et sa mère continue de lui payer toutes ses dettes. L’absence de Virginie rapproche Félicité et sa maîtresse, elle s'étreignent même une fois devant l’armoire qui regorge des affaires de Virginie.

Félicité se met à protéger les soldats polonais. Elle recueille également un vieillard, le père Colmiche, le soigne, en vain puisqu’il meurt quelques jours plus tard. Le domestique du sous-préfet, leur voisin, se présente à sa porte un beau jour pour offrir à Mme Aubain le perroquet de celui-ci, cadeau qu’il fait en guise de témoignage de respect pour son défunt mari.

Chapitre IV :

Loulou le perroquet est vert, bleu et rose, il ennuie Mme Aubain qui l’offre définitivement à Félicité. Celle-ci lui apprend à dire des politesses et parvient à le guérir toute seule lorsqu’il développe une grosseur sous la langue. Elle devient sourde suite à un mauvais coup de froid et se coupe progressivement du monde, la seule voix lui parvenant encore étant celle du perroquet. Puis, un jour, elle le retrouve mort d’une congestion dans sa cage. Elle décide alors de le faire empailler et de le conserver précieusement dans sa chambre, commençant à lui vouer un culte comme elle l’aurait fait d’une icône religieuse.

Félicité ne se remet jamais de cette utlime perte. Puis, un événement survient : le mariage de Paul. À 36 ans, il décide de s'établir avec une jeune femme qui se montre odieuse avec Mme Aubain et qui manque de respect à Félicité quand elle les rencontre. Mme Aubain meurt en mars 1853 à 72 ans d’une maladie que l’on n’a pu identifier. Les héritiers accourent et dépossèdent la demeure avant de la mettre en vente. Félicité ne peut se résoudre à abandonner sa chambre dans lequel Loulou a si bien trouvé sa place. Mais le temps passe et la maison ne se vend pas.

Par crainte d'être renvoyée, Félicité ne demande aucune réparation pour la maison qui tombe petit à petit en ruine. Elle commence à perdre la vue et apprend un beau jour qu’elle a contracté une pneumonie. Elle pense à son futur reposoir sur lequel elle veut que trône Loulou, son unique richesse. Elle perd la tête et, au plus mal et tout à fait aveugle, elle baise un Loulou dévoré par les vers sur le front.

Chapitre V :

C’est le moment de l’agonie pour Félicité. Des gens se pressent autour d’elle tandis qu’elle pousse des râles et que la salive écume à ses lèvres. Son reposoir est très beau, très coloré, les fleurs cotôient les vases en porcelaine, avec, au milieu, un Loulou dont on ne voit que le front bleu. Les enfants de chœur se rassemblent autour du prêtre qui donne l’absolution.

Le parfum que diffuse l’encensoir parvient aux narines de Félicité, seul sens que la vie ne lui a pas ravi, Pour la première fois depuis peut-être des années, Félicité est en paix, elle sourit et, au moment de rendre son dernier souffle, croit apercevoir la silouhette d’un immense perroquet au-dessus de sa tête.