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5 minutes de lecture - 24 heures de la vie d'une femme

Résumé de 24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

Partie 1 : la mise en place de l'histoire

L'oeuvre 24 heures de la vie d'une femme est une nouvelle qui a été publiée en 1927, originellement en allemand. Ce résumé de 24 heures de la vie d'une femme vous aidera à mieux comprendre l'oeuvre.

Dans 24 heures de la vie d'une femme, Stefan Zweig se penche sur le thème de la gratitude. Il montre comment l'apparence de la gratitude peut être trompeuse, comment elle peut correspondre au plaisir qu'une personne égoïste prend à ce qui est fait pour elle.

Ce résumé de 24 heures de la vie d'une femme reprend de manière succinte les 113 pages de l'oeuvre complète.

Un événement secoue la clientèle bourgeoise d'une petite pension de la Riviera

Nous commençons ce résumé de 24 heures de la vie d'une femme par la scène de départ, qui se déroule dans une pension de la “French Riveria”, fréquentée par une clientèle distinguée.

24 heures de la vie d'une femme est raconté à la première personne par un narrateur qui ne se présente pas mais qui fait partie des clients de la pension.

La fuite dans 24 heures de la vie d'une femme

Parmi les clients, un couple marié et ses enfants. L'épouse, Mme Henriette, scandalise l'assemblée lorsqu'elle s'enfuit avec un jeune Français qu'elle vient à peine de rencontrer.

Le jeune Français

Stefan Zweig décrit, dès les premières pages de l'ouvrage : “un jeune Français était arrivé(…). Il se faisait agréablement remarquer, non seulement par son élégance discrète, mais surtout par sa beauté très grande et tout à fait sympathique”.

L'émoi provoqué par la fuite des amants

À la suite de la découverte de la fuite des amants, Stefan Zweig écrit : “On comprendra qu’un événement si foudroyant arrivé sous nos yeux était de nature à émouvoir puissamment des gens accoutumés à l’ennui et à des passe-temps insouciants.”

L'émoi est d'autant plus grand que les deux amants ne se connaissaient que depuis un jour. Les jugements suffisants des autres couples mariés fusent.

Seul le narrateur ne la juge pas. Il est, selon lui, faux de croire que les autres invités sont plus forts, plus moraux, plus purs que Mme Henriette.

Toutefois, un autre membre du groupe, une élégante femme anglaise d'un certain âge présentée comme étant “Mrs C…” est restée silencieuse.

Sympathisant avec le narrateur, elle décide de se livrer à lui. 24 heures de la vie d'une femme sera à partir de là, narré à travers ses yeux.

Partie 2 : Mrs C… dans le récit de Stefan Zweig

L'histoire de Mrs C…

Par la suite, 24 heures de la vie d'une femme se déplace pour faire de cette femme anglaise distinguée et aristocratique la narratrice, qui raconte de manière hésitante 24 heures de la vie d'une femme : elle-même, d'où le titre de l'oeuvre choisi par Stefan Zweig.

Elle est veuve depuis plusieurs années : “Donc, je vous ai déjà dit que je voudrais vous raconter un seul jour de ma vie (…). Jusqu’à mes quarante-deux ans, il ne m’arriva rien que de tout à fait ordinaire.” Elle se maria ensuite et son époux mourut subitement. Rien depuis ce moment-là n'a pu percer le voile de sa dépression.

Le casino de Monte-Carlo

Sans raison valable, elle se retrouve à Monte-Carlo, à observer les joueurs autour des tables de jeu et sans intention de jouer elle-même. On lui a appris à observer les mains des joueurs, car elles livrent les secrets que les joueurs ont appris depuis longtemps à cacher sur leur visage.

Mrs C… est fascinée par les longs et beaux doigts d'un homme que la narratrice décrit ainsi : “je n’avais vu un visage si exalté et si fascinant. C’était celui d’un jeune homme, d’environ vingt-quatre ans ; il était mince, délicat, un peu allongé et par là si expressif. Tout comme les mains, il n’avait rien de viril, semblant plutôt appartenir à un enfant jouant avec passion”.

Cet homme perd au jeu et elle reconnaît sur son visage l'ombre de la mort. Elle décide alors de le suivre.

Partie 3 : Mrc C…au secours de l'inconnu du casino

Sauver du désespoir un inconnu

Mrs C hésite tout d'abord à porter secours à l'inconnu qu'elle sent en danger. Elle lui propose de l'argent, qu'il refuse, puis l'emmène à l'hôtel pour le surveiller afin qu'il ne se tue pas.

Estimant l'avoir “sauvé, elle se sent l'étoffe d'une héroïne. En rentrant à son hôtel le lendemain, elle se sent revivre : “une re-naissance soudaine de ma volonté de vivre, un sentiment neuf de la nécessité de mon existence faisaient couler dans mes veines un sang chaud et abondant.”

Jouir de la gratitude de celui qu'elle sauve

Le lendemain, elle continue de vouloir de tirer d'affaire. Elle lui propose ceci : “Je lui promis de l’argent pour le voyage et pour dégager la parure, mais seulement à la condition qu’il prit le train le jour même et qu’il me jurât sur son honneur qu’il ne toucherait plus une carte ni ne participerait plus à aucun jeu de hasard.”

Mrc C…jouit intensément de la gratitude que le jeune lui exprime pour ce qu'elle a fait pour lui.

Mrc C… est sincère et avoue au narrateur qu'elle aurait pu faillir, elle aussi, dans cette aventure qu'elle a vécue pendant 24 heures avec ce jeune homme.

La fin de 24 heures de la vie d'une femme

Cependant, 24 heures de la vie d'une femme s'achève sur un échec. Elle retrouvera le joueur de nouveau au casino quelques heures plus tard, lui qui lui avait juré de ne plus jouer et de rentrer chez lui. Impossible de terminer ce résumé de 24 heures de la vie d'une femme sans mettre l'accent sur la défaite et l'humiliation de Mme C…, qui quitte le casino honteuse que la passion puisse l'avoir poussée à de tels extrêmes. Elle a fini de conter son histoire au narrateur, ils se serrent la main et elle s'en va.

Nous espérons que ce bref résumé de 24 heures de la vie d'une femme vous aura permis de comprendre les grandes lignes de cette oeuvre célèbre.

Stefan Zweig signe ici une oeuvre intéressante sur les thèmes de la passion, de la gratitude et des motivations que l'on a à aider les autres.