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5 minutes de lecture - Le joueur d'échecs

Résumé de Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

« Le joueur d'échecs » est une courte nouvelle de l’auteur autrichien Stefan Zweig, publiée en 1943, soit un an après le suicide de l’écrivain. Découvrez notre résumé de Le joueur d'échecs de Stefan Zweig.

Résumé de Le joueur d'échecs de Stefan Zweig - première partie

« Le joueur d'échecs » se déroule sur un paquebot de croisière pour gens fortunés, au début des années 1940.

Notre narrateur part en voyage avec un ami, et entend parler d’une star des échecs qui ferait aussi partie du voyage. Il s’agit de Mirko Czentovic, le champion mondial d’échecs.

L’ami du narrateur lui raconte l’enfance du champion : celui-ci vivait dans un village très pauvre avec son père. Quand celui-ci mourut, le curé du village recueillit Czentovic.

Le jeune garçon était obéissant, ne parlait pas beaucoup, ne jouait pas avec les autres enfants, se montrait courageux pour travailler mais restait assis sur une chaise à attendre dès que le travail qui lui avait été donné était fait.

Chaque soir le curé faisait une partie d’échecs avec un ami. Czentovic, alors adolescent, n’avait rien d’autre à faire que de s’asseoir et regarder la partie.

Un soir le curé est appelé très tard dans la nuit, et alors que l’ami du curé s'apprête à ranger le jeu, il propose à Czentovic de finir la partie avec lui pour essayer : l’adolescent accepte, joue contre l’ami et gagne.

Quand le curé en est informé en rentrant, il joue à son tour contre Czentovic qui remporte à nouveau la partie. Le curé emmène quelques jours plus tard le joueur d'échecs se confronter aux joueurs locaux dans un café, et le jeune prodige bat tout le monde.

Dans ce passage du résumé du joueur d'échecs, on le forme aux échecs en six mois, Czentovic devient très vite excellent et gravit les échelons jusqu’à devenir champion du monde.

L’ami de notre narrateur explique que le joueur d'échecs a très mauvais caractère, il est arrogant et irrespectueux. Lui qui a connu la pauvreté, il lui suffit désormais de pousser quelques pièces pour gagner plus d’argent que n’en avait tout son village.

De plus, Czentovic n’a pas reçu d’éducation, il est radin, prétentieux, impoli, et sans aucune culture.

Résumé de la deuxième partie de la nouvelle de Zweig

Pour tenter d’attirer le joueur d'échecs qui ne veut parler à personne, le narrateur commence une partie d’échecs mais c’est un autre homme qui s’approche : il s’agit de McConnor, un riche irlandais qui aime les défis. Ils jouent ensemble et Czentovic passe à côté d’eux, jetant un regard méprisant à leur jeu.

Quand McConnor apprend qui est Czentovic, il veut absolument jouer contre le joueur d'échecs. Le champion déclarant qu’il ne jouera que si on le paie, l’Irlandais accepte et la partie commence. Tout le public du paquebot assiste au jeu et aide McConnor à bien choisir ses coups.

Czentovic ne s’asseoit même pas à table, et enchaîne les coups en quelques secondes. Durant la partie, un inconnu conseille l’Irlandais et arrive à égalité avec le champion. Lorsque le public lui réclame une deuxième partie, l’homme mystérieux décline et s’en va, mais le narrateur le retrouve et essaie de le persuader de rejouer une partie contre Czentovic. L’inconnu lui raconte alors son histoire…

Troisième partie

L’homme, que l’on appelle monsieur B., était proche des milieux aristocratiques autrichiens et gérait l’argent de personnes importantes. Lorsque l’empereur d’Autriche est tombé, monsieur B. se fit enfermer dans un hôtel par les nazis, qui l'interrogeaient régulièrement afin d’obtenir des renseignements sur ses clients.

L’autrichien parvint un jour à voler un livre retraçant les parties d’échecs de grands maîtres. Il l’étudia nuit et jour, reconstituant les parties dans sa tête et jouant finalement contre lui-même. Sombrant peu à peu dans la folie, il frôle les limites de la schizophrénie et s’attaque un jour à un gardien avant de s’ouvrir la main en tapant dans une vitre.

On l’emmène à l’hôpital, où le médecin l’aide en déclarant qu’il est complètement fou et ne leur servira à rien. Monsieur B. est libéré et quitte le pays après quatre mois enfermé par les nazis.

Incertain de pouvoir rejouer aux échecs après l’enfer qu’il a vécu, monsieur B. accepte de ne jouer qu’une seule partie afin d’éviter de sombrer à nouveau dans la folie, conformément aux recommandations de son médecin.

Quatrième partie du joueur d'échecs

Lors de la partie du lendemain, monsieur B. gagne et remporte ainsi le titre de champion mondial. Czentovic propose une revanche, que monsieur B. accepte tout de suite, pris par la fièvre des échecs. Le narrateur tente de le retenir, mais la deuxième partie commence.

Czentovic joue très lentement, et son adversaire poli et respectueux en devient complètement fou. Il se met à marcher dans tous les sens, joue plusieurs parties à la fois dans sa tête et se croit de retour dans sa cellule surveillée par les nazis.

Le narrateur lui pince le bras et lui dit en anglais « remember », ce qui signifie « rappelle-toi », et lui montre sa cicatrice à la main pour le ramener à la réalité. Monsieur B émerge lentement et retrouve sa politesse, s’excusant d’être finalement incapable de jouer une partie avant de s’en aller.

Monsieur B., le joueur d'échecs inconnu, a donc su s’arrêter aux portes de la folie sans toutefois pouvoir jouer aux échecs puisque ses nerfs ne le permettent pas.

Notre résumé de Le joueur d'échecs se conclut sur la fin presque comique de la nouvelle, marquée par le manque flagrant de psychologie de Czentovic. Celui-ci regarde l’échiquier et déclare que pour un débutant, son adversaire jouait remarquablement bien.

Le joueur d'échecs champion du monde n’a donc rien remarqué de l’enjeu de ses parties avec Monsieur B, tandis que le narrateur était le seul à savoir ce qui se passait dans le cœur de celui qui a traversé l’horreur et la folie.