Le petit lecteur

7 minutes de lecture - Paul et Virginie

Résumé détaillé de Paul et Virginie par parties

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1) Préambule de Paul et Virginie

L’histoire se déroule dans l’océan Indien, sur l’île de France aujourd’hui appelée île Maurice. Le narrateur nous offre la vision d’une plaine anciennement cultivée et bordée de montagnes, à deux pas de la capitale Port-Louis. Au milieu de cette plaine se dressent deux cabanons. Un jour, le narrateur y fait la rencontre d’un vieillard allant nu-pieds. Après s’être respectueusement salués, les deux hommes entament une discussion sur l’origine de ces cabanes. Le vieil homme conte alors l’histoire de Paul et Virginie dont il fut voisin.

2) Le bonheur à l’état sauvage

En 1726, monsieur de la Tour, un Normand, débarque sur l’île pour faire fortune. Il est accompagné par son épouse, une riche provinciale épousée en secret et sans dot. Très vite, il laisse madame seule afin d’aller à Madagascar acheter quelques esclaves et est emporté par la fièvre peu de temps après son arrivée. Sa veuve enceinte et désargentée se retrouve seule, accompagnée d’une domestique, Marie. Fière et ne désirant pas solliciter l’aide d’un homme, elle se résout à cultiver un lopin de terre dans une région très isolée de l’île offrant protection et discrétion. En ce lieu, elle fait la connaissance de Marguerite.

Depuis un an, cette paysanne bretonne y a élu domicile. Elle fut jadis séduite puis abandonnée par un gentilhomme de Bretagne après avoir eu un enfant non reconnu. Elle décida de fuir la métropole pour échapper au déshonneur.

L’accueil de Marguerite est chaleureux et très émue, elle offre son hospitalité. Les deux femmes se partagent alors le terrain et le voisin construit deux cabanes afin de leur ménager un peu d’intimité. La construction achevée, madame de la Tour accouche d’une petite fille qu’elle prénomme Virginie.

Domingue, le domestique de Marguerite épouse alors Marie.

Sur l’île, la vie simple et rustique apporte beaucoup de satisfactions à cette communauté. Les deux enfants grandissent en parfaite harmonie avec la nature et des sentiments fraternels s’épanouissent entre eux. Les malheurs connus en métropole semblent bien loin et le déshonneur est lavé par le labeur quotidien.

En 1738, une première ombre obscurcit leur bonheur sous les traits d’une lettre de la tante de madame de la Tour remise par le gouverneur, monsieur de la Bourdonnais. Il s’agit, pense-t-elle, d’une réponse à une lettre écrite après la naissance de Virginie. Dans cette missive, attendue depuis onze ans, la tante y blâme avec force sa nièce pour son comportement, la calomniant durement. De retour à la cabane, ce trouble s’estompe rapidement et la vie simple et naturelle reprend son cours.

L’éducation des enfants est succincte : ils ne savent ni lire ni écrire, mais n’ont que de bons sentiments dans le cœur, partageant leurs repas avec les plus pauvres, vivant en harmonie avec les hommes et la nature.

Paul se révèle être un habile jardinier, bénéficiant des conseils de Domingue puis améliorant de lui-même sa technique. Il plante céréales et arbustes, déplace les pierres qui encombrent les chemins près des cabanes pour en faire un charmant labyrinthe et un magnifique jardin.

Virginie, quant à elle, mène ses brebis, les trait et prépare des fromages.

Toute la joie que leur procure la nature, tous ces moments de partage et d’intimité rapprochent encore plus les deux enfants.

3) Le départ

Une ombre ressurgit au temps de l’adolescence : Virginie est agitée par un mal inconnu. Elle est soucieuse et mal dans sa peau. A la vue de Paul elle s’émeut, va vers lui puis rougit, gênée. La tendresse qu’elle éprouve pour lui se transforme en amour, mais Paul, naïvement, ne l’a pas encore compris.

Un vaisseau venu de France apporte alors une lettre de la tante de madame de la Tour : elle demande à ce que l’on rapatrie Virginie en France, afin de parfaire son éducation, de lui trouver un bon parti et de lui léguer une fortune.

La consternation envahit la petite communauté et la première réaction de madame de la Tour est de maintenir unie cette famille ! Monsieur de la Bourdonnais lui rend alors visite et essaie de la convaincre : un navire est prêt à appareiller et c’est une occasion unique pour Virginie. Après réflexion, madame de La Tour accepte, préférant voir les deux enfants séparés. Elle juge Paul encore trop jeune pour épouser sa fille. Le soir même, un prêtre dépêché par le gouverneur auprès des deux femmes, finit de la convaincre. Madame de la Tour feint devant Paul de refuser l’offre et ce dernier s’endort rassuré. Au matin Virginie a embarqué. Fou de colère, pour la première fois de son existence, le jeune homme va se plaindre à la nature, aux arbres, aux rochers et aux oiseaux. Le bonheur vient de lui être arraché brutalement. Pour apaiser sa douleur, il entreprend d’apprendre à écrire. Ainsi, il pourra entretenir une correspondance avec Virginie. Il se met donc à lire, à écrire et étudie aussi, sans passion, la géographie et l’histoire. Les romans lui permettent de s’évader même si les mœurs métropolitaines décrites dans les textes modernes lui font craindre beaucoup pour sa promise.

Après un an et demi, des nouvelles de Virginie parviennent sur l’île, nouvelles qui trahissent le malheur de la jeune fille. Toute la correspondance de Paul et Virginie a jusque-là été subtilisée par la tante et cette lettre a été envoyée grâce à l’aide d’une amie pensionnaire.

Dès son arrivée en France Virginie est allée dans une abbaye pour recevoir une bonne éducation. Sa grand-tante a pris bien soin d’elle et lui a offert de nombreux présents.

Mais malgré les belles robes, le titre de comtesse et l’opulence, Virginie ne peut oublier sa vie d’avant et en aucune façon Paul. A la lecture de cette lettre, madame de La Tour est anéantie, comprenant le désespoir de sa fille. De plus, les gens du navire qui ont apporté la lettre apprennent à madame de la Tour que la grand-tante désire marier sa petite-nièce à un homme de bon parti.

Les blessures se rouvrent de plus belle dans le cœur du jeune héros et il faut la chaleur du vieil homme voisin et de longues discussions pour le réconforter.

4) Le retour, Paul et Virginie

Une autre lettre va apprendre à Paul que Virginie a choisi de refuser ce mariage et préfère être déshéritée. Aussitôt chassée de France, elle est renvoyée sur l’océan malheureusement pendant la saison des ouragans. Désormais, elle ne pense plus qu’à une seule chose : retrouver l’homme qu’elle aime !

Elle embarque à bord du navire le Saint-Géran et le voyage se passe sans encombre. Mais au moment d’aborder l’île, le navire est pris dans une violente tempête et fait naufrage. Paul, venu sur la plage pour l’accueillir, aperçoit Virginie dont les vêtements la gênent. Plutôt que de se déshabiller, Virginie veut rester digne et choisit de se noyer avec honneur, la main sur le cœur.

Ses funérailles sont à l’image de celles des plus grands notables : suivies par toute l’île, les pavillons des navires en berne et les canons tirant en l’honneur de la défunte.

Le vieil homme entreprend de consoler une nouvelle fois le jeune homme, rappelant la vie heureuse de Virginie, citant Dieu et la promesse qu’elle sera récompensée pour l’éternité. Mais le bonheur s’en est allé à jamais pour Paul. Il succombe au poids de sa douleur, bientôt suivi par Marguerite. Les domestiques, faibles et âgés sont, pendant un temps, pris en charge par le gouvernement, avant de mourir à leur tour. Madame de la Tour est soutenue par le vieil homme et habite chez lui un mois durant avant de succomber. Quant à la tante, elle perd peu à peu la tête après le départ de Virginie et prie Dieu demandant pardon pour ses pêchés.

Paul et Virginie sont enterrés l’un près de l’autre, leurs mères et les domestiques autour d’eux.