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5 minutes de lecture - Métaphysique des tubes

Résumé de Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb

Le résumé de Métaphysique des tubes : une intrusion pleine d’humour dans la petite enfance d’Amélie Nothomb

Métaphysique des tubes : la naissance d’une « plante » et d’un « tube »

Le roman Métaphysique des tubes est rédigé sous forme d’autobiographie et retrace les trois premières années de la vie d’Amélie Nothomb. Pour être fidèle à la teneur réflexive et sarcastique du livre, le résumé de Métaphysique des tubes se doit d’évoquer les métaphores chères à la célèbre auteure belge.

Si Amélie voit le jour à Kobe, au Japon, en juillet 1966, dans une famille d’origine belge d’apparence plutôt normale, l’image qu’elle garde d’elle-même n’est autre que celle d’un vulgaire « tube ». Son père consacre le plus clair de son temps au travail, sa mère à s’inquiéter pour un oui ou pour un non. Son grand frère André de cinq ans lui porte littéralement sur les nerfs, tandis qu’elle adule sa sœur Juliette âgée de 7 ans.

Dans ce cadre à priori banal, Amélie se représente le tout petit être qu’elle est à cette époque d’une façon purement anatomique : elle est un « tube », une sorte de tuyau destiné au passage des aliments. Le début du résumé de Métaphysique des tubes dépeint un fœtus, puis un nourrisson, dont les fonctions vitales se réduisent à la déglutition, à la digestion et à l’excrétion.

Cette entrée dans la vie est également assimilée par l’enfant à la Genèse, où elle apparaîtrait identique à Dieu. Comme lui, elle fait partie des êtres non vivants.

Métaphysique des tubes montre en quoi le quotidien des parents d’Amélie Nothomb semble ne pas avoir été bouleversé par l’arrivée de la benjamine. À la lecture de Métaphysique des tubes, et surtout au travers du regard de son père et de sa mère, la petite fille revêt des caractéristiques propres au domaine végétal. En effet, ce « bébé tube », ce « bébé légume » ne pleure pas.

Il reste immobile, ne fait pas de bruit et donne l’impression d’être un peu indifférent au monde qui l’entoure, ce qui lui vaudra le surnom de « plante ». Ce n’est que vers l’âge de 6 mois que l’auteure de Métaphysique des tubes sortira progressivement de son état apathique, au point de devenir parfois très agitée. Cette phase transitionnelle durera jusqu’au jour où sa grand-mère finira par découvrir le remède miracle pour un retour au calme magique : le fameux chocolat belge.

C’est à ce moment précis qu’Amélie Nothomb entamera son apprentissage de la marche et qu’elle commencera à parler. C’est également en entrant véritablement dans la vie que celle-ci empruntera son long chemin vers la mort.

Le résumé du roman de Nothomb : après le réveil de la « plante »…

Une fois sortie de sa torpeur, la petite fille amorphe disparaît. Elle laisse place à une enfant plus qu’animée et active, sujette aux cris et aux colères de frustration. Ce nouveau trait de caractère, aussi brutal qu’énigmatique, ne manque pas de désarçonner les parents nostalgiques de leur « plante », qui leur demandait moins d’efforts et générait moins d’incompréhension de leur part.

C’est le bâton de chocolat blanc, que la grand-mère confie à Amélie, qui met fin à sa léthargie. Il ne se contente pas de devenir l’instigateur du réveil de la « plante ». Il évoque tout d’abord la notion de plaisir et va jusqu’à se substituer au narrateur.

Le roman Métaphysique des tubes dresse l’évolution des progrès d’Amélie. Les premiers mots qu’elle prononce sont « maman », puis « papa ». Elle aurait préféré dire « E=mc 2 » et s’en abstient, pensant que cela vexerait probablement ses parents. Elle parvient ensuite à articuler le mot « aspirateur », un objet capable de tout anéantir et ressemblant à Dieu.

Si elle appelle sa sœur par son prénom, elle refuse d’en faire de même à l’égard de son frère. Son langage se développe avec « Nishio-San », le nom de sa gouvernante japonaise. Sa grand-mère venant à décéder, elle inscrit à la sixième position de son répertoire le mot « mort ».

Changement de nourrice et début d’une vie de découvertes dans la Métaphysique des tubes

Bien que Nishio-San se soit toujours montrée douce et gentille, les parents d’Amélie Nothomb décident de s’en séparer. Ils font appel aux services d’une nouvelle gouvernante du nom de Kashima-San. À l’inverse de sa prédécesseure, celle-ci s’avère vieille et méchante, en plus d’être riche. Contrairement à Nishio-San, elle ne considère pas Amélie comme une divinité et reste insensible aux efforts que fournit la fillette pour attirer son attention et susciter son empathie.

Dans la suite du résumé de Métaphysique des tubes, Amélie fait la connaissance de Hugo. Ce petit garçon de six ans, dont les parents sont contraints de se rendre au Vietnam, devient le complice inséparable d’André. Lors d’une escapade à la mer, Amélie manque de se noyer. Grâce à l’alerte donnée par Hugo, elle est repêchée. Elle enrichit son vocabulaire du septième mot « mer » et prononce la première phrase de son existence : « merci Hugo, tu es gentil », avant d’avouer qu’elle est en mesure de parler depuis longtemps.

Métaphysique des tubes, c’est également un enchaînement de petits événements et de faits anodins en apparence, mais importants aux yeux d’Amélie Nothomb. Elle s’initie à la natation dans le Petit Lac Vert et se familiarise avec la lecture par le biais des bandes dessinées de Tintin.

Elle apprend qu’au Japon les garçons sont représentés par des carpes, des poissons qu’elle a en horreur. Elle découvre le nô, un chant japonais. Elle s’imagine que la pluie, responsable des inondations, n’est rien d’autre qu’un match joué entre les nuages et le sol…

Amélie vient de fêter ses trois ans. On lui demande de nourrir chaque jour trois carpes répugnantes, mais un midi, elle se laisse tomber dans le bassin et sa tête heurte un rocher. Grâce à l’intervention de Nishio-San, la fillette est sauvée et conduite à l’hôpital.

Seul le reflet de la cicatrice dans le miroir lui fait prendre conscience de la réalité de cette tentative de suicide. Toutefois, le roman Métaphysique des tubes ne dit pas ce qui se passe au-delà de cette troisième année…

Fin du résumé de Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb.