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5 minutes de lecture - La Cantatrice chauve

Résumé de La cantatrice chauve

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Publiée en 1950 et jouée la même année au théâtre des Noctambules, la pièce de théâtre ou d’anti théâtre “la cantatrice chauve” d’Eugène Ionesco est un chef d’oeuvre absolu tant par sa forme parfois absurde jusqu'à l’obsession que par sa dramaturgie impeccable.

Eugène Ionesco ne trouvait pas son théâtre dérisoire, c’est uniquement l’homme qu’il trouvait absurde.

Résumé de la Cantatrice chauve

Les Smith

Un couple de bourgeois londonien, M. et Mme Smith, finit de dîner dans son appartement cossu lorsque la pendule se met à sonner à 21 heures les « dix-sept coups anglais ». Ils prennent le temps de bavarder tranquillement au coin du feu tandis que M. Smith feuillette son journal. Le couple papote avec des propos sans grands intérêts. Dans la conversation se glissent des anecdotes totalement saugrenues voire incohérentes et ils passent d’une conversation à l’autre sans transition ni logique. Leur raisonnement est incompréhensible et désarçonnant.

Ils évoquent en particulier une famille dont tous les membres s’appellent Bobby Watson et racontent que Bobby Watson est mort il y a deux ans. Ils disent être allés à son enterrement il y a un an et demi et que cela fait trois ans qu’ils parlent de son décès. M. Smith s’étonne alors que l’on mentionne toujours l’age des morts et jamais celui des nouveau-nés. Le couple semble se désunir à l’entame de cette conversation mais ils se réconcilient rapidement oubliant leur désaccord.

Pendant ce temps, la pendule continue de sonner sept fois, puis trois fois, cinq fois, deux fois, puis comble de l’absurde autant de fois qu’elle veut.

C’est à ce moment qu’entre Mary, la bonne, qui tient elle aussi des propos totalement déroutants et dénués de sens. Elle annonce la visite des Martin, un vieux couple d’amis de la famille Smith.

Les Smith quittent alors la scène pour s’habiller plus décemment afin de recevoir les invités.

Mary les fait entrer et leur reproche leur retard avec une parfaite indélicatesse.

Les Martin

En attendant leurs hôtes, les Martin s’assoient dans le salon face à face et leur discussion nous montre qu’ils ne semblent pas se connaître.

Leur dialogue souligne pourtant une série de coïncidence étonnantes puisqu’ils sont nés tous les deux dans le nord de l’Angleterre à Manchester et qu’ils ont pris le même train voila cinq semaines environ, occupé le même compartiment dans le même wagon. Ils habitent également les deux à Londres au même numéro de la même rue et comble de la coïncidence, ils vivent dans le même appartement et dorment dans la même chambre.

En clôture de la discussion, ils tombent dans les bras l’un de l’autre en découvrant qu’ils sont mari et femme. Ils s’embrassent et s’endorment dans le salon de M. et Mme Smith.

C’est à ce moment que Mary fait irruption pour déclamer que les époux Martin ne sont pas les époux Martin et elle déclare au monde qu’elle même est en fait le célèbre détective Sherlock Holmes.

Les Martin préfèrent nier la véracité des propos de la bonne car ils sont tellement contents de s'être enfin retrouvés qu’ils décident d’une seule voix de ne plus se perdre.

Le couple Smith vient finalement accueillir ses invités tandis que la pendule s'évertue à sonner de manière anarchique à tout bout de champs. Les deux couples d’amis entament une conversation parfaitement inintéressante quand par trois fois la sonnette de la porte d’entrée finit par les déranger.

Mme Smith décide d’aller ouvrir mais personne ne se trouve derrière la porte. Elle en déduit dans une espèce de fulgurance que lorsque l’on entend sonner la porte, c’est qu’il n’y a personne. Cette déclaration crée une véritable polémique au sein du quatuor quand un quatrième coup de sonnette retentit. M. Smith décide d’aller ouvrir et il tombe sur le capitaine des pompiers.

Les deux couples questionnent le capitaine des pompiers afin de comprendre le mystère des coups de sonnette mais rien n’y fait et le mystère demeure.

La capitaine des Pompiers

A son tour, le capitaine des pompiers se plaint alors des incendies qui se font de plus en plus rares. Puis il se met à narrer des histoires complètement incohérentes que les deux couples d’amis commentent avec des propos étranges. La bonne apparaît soudain pour raconter elle aussi une anecdote et les Smith sont courroucés par l’attitude de Mary. C’est à ce moment qu’elle déclare que le capitaine et elle ont été amants. La bonne souhaite à tout prix réciter un poème en l’honneur du capitaine mais celui-ci doit rapidement s'éclipser car un incendie est prévu dans trois quarts d’heure et seize minutes.

La cantatrice chauve

Cependant avant de prendre congé, le capitaine des pompiers demande des nouvelles de la cantatrice chauve. Après un long moment d’hésitation entrecoupé de gênes, Mme Smith finit par répondre qu’elle se coiffe toujours de la même façon.

Les deux couples entament une conversation qui se résume à un amalgame de phrases illogiques. Elles deviennent de plus en plus courtes pour se transformer en mots et enfin en onomatopées. La situation s’emballe et ils finissent tous par répéter le même refrain de manière obsessionnelle : « C’est pas par là, c’est par ici ! »

Ils crient et finissent par quitter la scène.

Brusquement, la pièce reprend avec M. et Mme Martin assis en lieu et place des Smith dans leur salon bourgeois. Ils reproduisent exactement la première scène et la pièce semble recommencer inexorablement comme si les individus étaient interchangeables.

Puis le rideau se ferme lentement.