Le petit lecteur

6 minutes de lecture - La sorcière de la rue Mouffetard

Résumé de La sorcière de la rue Mouffetard

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La vieillesse et la laideur s’emparèrent un jour d’une sorcière qui vivait à Paris dans le quartier des Gobelins. Elle souhaitait de venir la plus belle et par la même occasion la plus jeune des filles de la terre. Lorsqu’un beau jour, elle aperçut une annonce mystérieuse dans un journal. Curieusement, l’annonce semblait s’adressait à elle en disant que si vous souhaitez devenir jeune et jolie, il existe un remède facile. Ce remède n’était autre que le fait de manger, avec de la sauce tomate, une petite fille dont le prénom commençait par N. Par le grand des hasards, une jeune fille qui répondait à ce critère habitait non loin de chez elle. Elle se prénommait Nadia, la fille aînée de Papa Saïd, un épicier sur la rue Broca. La vieille et laide sorcière voulant absolument devenir belle et jolie décida alors d’établir un plan pour capturer et manger Nadia avec de la sauce tomate.

C’est ainsi qu’un bon matin, la sorcière croisa en chemin Nadia qui venait juste d’acheter du pain. La sorcière trouva une idée pour aborder une conversation avec la petite fille. Elle lui demanda alors de lui apporter de la sauce tomate de chez son père en prétextant qu’elle était fatiguée et qu’elle ne pouvait plus faire un pas de plus. La gentille petite fille accepta d’aussitôt. Toute fière, la sorcière croyait que sa manœuvre allait réussir. Une fois arrivée dans la boutique de son père, Nadia rapporta le pain et alla immédiatement chercher une boîte de sauce tomate dans les rayons. Mais quand son père l’aperçu, celui-ci interrogea la petite fille. Nadia expliquait alors que la sauce tomate était pour une vieille dame qui ne pouvait plus venir à l’épicerie pour son achat. Suspicieux, son père lui interdit de sortir en précisant que la vieille dame n’avait qu’à venir au magasin elle-même pour acheter quelque chose. Toujours obéissante, Nadia resta donc.

Le lendemain, la petite fille allait faire les courses lorsque soudain elle aperçut la vieille dame. Celle-ci montrant un air déçu demanda à Nadia ce qu’il en était de sa sauce tomate. Franche et innocente, elle avoua à la vieille sorcière ce qui s’était passé. Faisant preuve de bienveillance, la vieille dame s’est donc rendue à l’épicerie pour acheter de la sauce tomate. Lorsqu’elle parla à Monsieur Saïd, celle-ci était si nerveuse qu’elle introduisait à plusieurs reprises et accidentellement le prénom de Nadia. Le père de Nadia était si méfiant que lorsque la sorcière voulait de Nadia pour lui aider à emporter la sauce tomate chez elle, Monsieur Saïd refusa en argumentant qu’il ne faisait pas du service à domicile. Tout penaud, la sorcière rentra toute seule chez elle.

Mais une idée finassière lui est venue en tête lorsqu’elle arriva chez elle. Elle se disait que si elle se déguisait en une marchande sur la rue Mouffetard, elle pourrait attraper Nadia, elle qui avait l’habitude de faire les courses tous les jours. Quand vient alors le lendemain, la sorcière s’était déguisé en une bouchère et proposa à Nadia de la viande, mais celle-ci disait qu’elle voulait du poulet. Pas de chance pour la sorcière de pouvoir appréhender la petite fille. Le jour suivant, elle se déguisa en une vendeuse de volailles pour embobiner la petite fille. Mais celle-ci disait qu’elle voulait de la viande cette fois-ci. Furieuse, la sorcière décida de vendre le lendemain, du poulet et de la viande. Lorsque Nadia faisait donc ses courses, la sorcière lui proposa du mouton, du poulet, de la viande et même du lapin, mais la petite fille répondait qu’elle voulait du poisson. De nouveau déçue, la sorcière rentra chez elle pour réfléchir et réfléchir jusqu’à ce qu’une autre idée lui vient en tête.

Alors, la vielle et laide sorcière décida d’imiter des identités de tous les marchands sur la rue Mouffetard. Ainsi, elle pouvait aussi bien vendre d la viande que des légumes. Or, le jour du marché, il devait y avoir 267 marchands. Elle prit donc 267 identités. Comme d’habitude, Nadia alla au marché. Elle se rendit à l’étalage de légumes pour acheter des haricots verts. Quand elle s’approcha de tout près, la sorcière lui attrapa le poignet pour l’enfermer d’aussitôt dans le tiroir-caisse. La malheureuse s’était donc enfermée dans le tiroir.

Comme Nadia était l’aînée de Monsieur Saïd, elle avait un frère qui s’appelait Bachir. Celui-ci s’inquiétait de sa sœur qui ne rentrait pas encore du marché. Il se disait alors que la méchante sorcière y était pour quelque chose. Alors, il prit sa petite guitare et se rendit au marché sur rue Mouffetard. Dès son arrivée au marché, les 267 identités de marchandes reprises par la sorcière se mirent toutes à interpeller le jeune garçon en lui demandant où il allait. Bachir, futé, ferma ses yeux et répondit qu’il était juste un musicien aveugle voulant chanter pour gagner quelques pièces d’argent. Les marchandes lui demandaient ce qu’était la chanson.

Alors Bachir répondit que la chanson s’intitulait « Nadia où es-tu ? ». Mais la sorcière lui défendait de chanter cette chanson. Bien entendu, le titre était suspicieux. Mais Bachir insistait que c’était la seule chanson qu’il connaissait. Certainement bête, la sorcière accepta en posant quand même la condition que Bachir devait chanter tout doucement. Mais dès que ce dernier se mit à fredonner, il haussa la voix pour que sa sœur puisse entendre son appel à travers la chanson. Tout à coup, une petite voix répondait à la question dans la chanson. En entendant la voix, Bachir ouvrit les yeux sous les regards des marchandes. Celles-ci se rendirent compte qu’il n’était pas aveugle et se sont emparées de lui, mais avec sa guitare, Bachir assomma la marchande la plus proche de lui. Les autres étaient assommées au même moment.

Le petit garçon chercha inlassablement sa sœur à travers la petite voix qu’il trouva finalement dans la boutique de légumes. Mais comme le tiroir-caisse était bien fermé, il entraîna la caisse hors de la boutique. La caisse était trop lourde pour le petit garçon qu’il s’est épuisé. Heureusement, près de là passé un grand marin robuste. Bachir l’appela pour l’aider, mais le marin demanda ce qu’il recevait en échange. Alors Bachir lui disait que s’il arrivait à ouvrir la caisse, il pourrait prendre tout l’argent s’y trouvant. Le marin accepta alors, mais la sorcière ne s’avouant pas vaincue, attrapa Bachir par son pied. Il tomba et laissa s’échapper le tiroir. Et comme par enchantement, la caisse se fracassa sur la tête de la sorcière, puis s’ouvra. Nadia fût alors libérée de la caisse et remercia son frère. Quant au Marin, il prenait plaisir à ramasser l’argent dans le bain de sang de la sorcière qui, elle, était bien morte.