Le petit lecteur


5 minutes de lecture - J'ai saigné

Résumé de la nouvelle J'ai saigné de Blaise Cendrars

Résumé de J'ai saigné : horreur et humanité de la Grande Guerre

J'ai saigné est une autobiographie poignante

Le narrateur et personnage clé de J'ai Saigné, une nouvelle en trois chapitres, est Blaise Cendrars lui-même car il s’agit d’un récit autobiographique. Le résumé de J'ai saigné est simple. Nous sommes en 1915, l’auteur a 28 ans. Il est soldat pendant la guerre de 1914-1918 sur le front en Champagne. Blessé il est transporté à l’hôpital de Châlons-sur-Marne après avoir été amputé de sa main droite sur le champ de bataille.

Il doit alors apprendre à faire le deuil de ce membre et à vivre sans. Combatif, il fait tout pour aider Madame Adrienne, une infirmière au grand cœur et encourage également les autres soldats blessés.

Le portrait de l’enfer de la Grande guerre et de ses héros

J'ai saigné prend la forme d'un court récit autobiographique qui décrit et dénonce à travers la plume de l’auteur, les souffrances, la barbarie et le chaos résultant de la première guerre mondiale dite la Grande Guerre.

L'écrivain dresse un portrait pathétique de ses frères de misère et rend hommage à tous ceux qui par leur générosité et leur courage ont fait de cette tragédie une véritable aventure humaine et notamment au dévouement des femmes.

Chapitre 1 : L’auteur est blessé sur le champ de bataille

Au début de J'ai saigné : la blessure de l'auteur

Les premières scènes de J'ai saigné ont pour décor la seconde bataille de Champagne qui oppose, du 25 septembre au 09 octobre 1915, les troupes françaises et allemandes. C'est le théâtre de la " grande offensive ratée " contre les allemands. Blaise Cendrars, blessé par un éclat d’obus, est amputé sans attendre sur le champ de bataille.

Le transport à l'hôpital de l'Évêché et la première rencontre avec Sœur Philomène

Le blessé est ensuite emmené en ambulance à l’arrière du front avec trois autres compagnons d’infortune. Un conducteur de l’ambulance rassure Cendrars sur le fait qu’il va être transféré en train vers l’hôpital de l’Évêché, où il lui assure d'être bien soigné.

Le véhicule de secours le conduit donc à la gare où un train le transporte vers l’Évêché de Châlons-sur-Marne transformé en hôpital de misère. A son arrivée, il fait la rencontre de Sœur Philomène qui va le prendre en charge et s’occuper de lui. Cette discrète infirmière de l’Évêché lui témoigne beaucoup d’attention et de bienveillance.

Chapitre 2 : Le sadisme et l’indifférence des médecins, le dévouement des infirmières

La rencontre avec le petit berger des Landes

L'auteur de J'ai saigné se trouve maintenant à l’hôpital. Sœur Philomène aidée de l’infirmière en chef dénommée Madame Adrienne s’occupent de lui. C'est à ce moment qu'il fait la rencontre d’un jeune homme surnommé « le petit berger ». Ce jeune soldat n'est autre qu'un petit berger des Landes criblé de 72 éclats d'obus dans le bas des reins. Cendrars prend alors le jeune homme sous sa protection. La vie du petit berger ne tient que grâce aux bons soins prodigués par Madame Adrienne.

Elle veille inlassablement sur ce jeune blessé qui n’a pas le moral et qu’on dit perdu. Mme Adrienne demande notamment à Cendrars de l’aider à veiller sur ce patient. Cendrars observe l’infirmière défaire et refaire quotidiennement et avec bienveillance les pansements de son voisin de chambrée. Dans ce chapitre de J'ai saigné, l’auteur décrit avec réalisme la liste de ses blessures, la peur de l’attente des soins et les soins par eux-mêmes, tout aussi terrifiants que les blessures proprement dites.

La triste fin du petit berger dans le récit de Cendrars

Ce grand blessé va décéder par la faute d’un célèbre médecin parisien arborant le grade de général et venu en visite. Ce soi-disant grand professeur abusant de son pouvoir et de ses prétendues connaissances médicales utilise sans ménagement le corps du jeune berger comme terrain d’exercice dans le seul but d’impressionner son Etat-Major. Sa brutalité et son incompétence précipitent, sous les yeux de Blaise Cendrars, la mort cruelle du malheureux qui était depuis peu sur la voie de la guérison.

Blaise Cendrars s’impose dès lors des exercices pour vivre sans sa main et parvient à se tenir debout sur ses deux jambes. Le résumé de J'ai saigné met en exergue à travers ce passage toute la misère de ces soldats dont la vie n'avait que peu de valeur.

Chapitre 3 : L’arrivée d’un nouveau patient handicapé

Le bébé adulte réapprend à parler

Madame Adrienne confie un nouveau patient à Blaise Cendrars sur lequel elle lui demande aussi de veiller. Il s’agit d’une personne handicapée surnommée « le bébé adulte ». Ce maréchal des logis trépané ne parle plus.

L’infirmière ne désespère pas de faire retrouver l’usage de la parole à ce soldat et compte pour cela sur l'aide de Cendrars. Ce dernier constate de jour en jour les petits progrès du blessé qui à force de patience arrive à se dresser et à s’assoir sur son lit pour prononcer quatre lettres miraculeuses : « C-A-C-A ».

La joie d'une victoire sur l'adversité

La pièce est alors envahie d’une euphorie collective. Blaise entraîne Madame Adrienne dans un pas de danse en la tenant d’un seul bras. C'est la première fois que l'auteur ose se lancer ainsi depuis son amputation. Ce geste symbolise pour lui une grande avancée sur le chemin de sa guérison et dans sa vie.

Dans l'univers de J'ai saigné où règne une profonde misère humaine, cette simple danse entre l'infirmière et un Blaise Cendrars amputé, prend une résonnance toute particulière. A cet instant précis, le résumé de J'ai saigné serait une ode à l'espoir qui peut renaître et aux fugaces moments de bonheur, même dans les heures les plus sombres.

Le résumé de J'ai saigné dans sa globalité prend la forme d'un récit puissant qui, au-delà de stigmatiser l'horreur de la guerre, rend hommage aux valeureux soldats ainsi à tous ceux et celles qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour les soigner.