Le petit lecteur

4 minutes de lecture - René

Résumé de René

⚠️ Lire le livre : René ⚠️

« René » (1802) est la suite d’un autre roman, « Atala » (1801), dans lequel un vieil Indien de la tribu des Natchez, en Louisiane, raconte à René, un Français expatrié, sa vie et son histoire d’amour avec la jeune chrétienne Atala.

Au début du second roman, on retrouve donc René, qui vit parmi les Natchez. Le vieux sage Chactas l’a adopté et lui a désigné une femme, selon les rites de la tribu. Désespérément malheureux, René passe son temps à ressasser sa mélancolie, seul dans la nature. René est un homme désabusé, triste héros souffrant de vagues désirs insatisfaits.

René est inconstant, il ne sait jamais ce qu’il désire réellement et change souvent d’avis. C’est un jeune homme torturé en permanence par des sentiments contradictoires, et qui se réfugie souvent dans le rêve plutôt que d’affronter la réalité. René se réfugie souvent dans la solitude pour éviter d’être touché par les déconvenues, mais aussi pour cultiver sa douleur. Les sentiments d’ « être seul sur terre » et que sa vie n’a pas de sens lui procurent une espèce de jouissance.

Lors d’une discussion avec Chactas et le père jésuite Souël, René en vient à révéler l’histoire de sa vie pour tenter d’expliquer son mal-être incurable. Il évoque son enfance solitaire dans le château de son père en Bretagne. Sa mère est morte en lui donnant naissance, et les relations avec son père, qui s’occupe davantage de son fils aîné, sont quasi inexistantes. René se réfugie dans la complicité qui l’unit à sa sœur Amélie et en longues promenades solitaires dans la campagne autour du château. A la mort de son père, le frère de René hérite de la maison familiale. Toujours en quête de son identité, en proie à cette obsession et ébranlé par la mort de son père, René prend la décision de voyager et de parcourir l’Europe.

Il visite les ruines de l’ancienne Grèce et de Rome, qui lui inspirent des réflexions mélancoliques. Il voyage en Ecosse pour découvrir les lieux mentionnés par le barde Ossian, sillonne les régions d’Italie, monte au sommet de l’Etna. Pensant dissiper l’ennui qui le tourmente, il voyage, recherche sans cesse de nouvelles sensations. Mais ces errances ne lui apportent aucune réponse. Bien au contraire, René n’arrive qu’à ressentir de manière plus aiguë le néant des préoccupations terrestres, et la hantise de la mort. Il revient en France où il trouve la société corrompue et incroyante.

Dégoûté, René se retire de la société et de la vie dans une partie reculée de la ville. Mais cette vie recluse en vient rapidement à l’ennuyer. Il décide d’aller à la campagne, mais n’y trouve pas non plus de mieux-être.

René décide de se suicider, mais lorsque sa sœur Amélie apprend son plan, elle lui apporte réconfort et soutien. Alors que René renaît peu à peu à la vie, Amélie semble souffrir d’un mal mystérieux et se met peu à peu à dépérir. Un jour, René constate qu’elle a disparu, lui laissant une lettre l’informant de son désir de devenir religieuse, sans aucune autre explication.

René va assister à la cérémonie de prise de voile d’Amélie au sein du couvent. Elle lui révèle alors qu’elle a choisi d’entrer dans les ordres pour se repentir de son amour incestueux pour lui. Privé du secours de la foi et aveuglé par son narcissisme, René, pourtant lié sa sœur par une passion désespérée (révélée dans leur correspondance), se réfugie dans une attitude de déni. Frère et sœur avaient la même personnalité, mais tandis que René cultivait son mal, Amélie tentait de s’en échapper, trouvant son salut dans la religion et dans la charité envers autrui.

Dévasté par cette confession et désespéré après le long cheminement qui lui a fait prendre conscience de sa solitude, René décide de quitter définitivement l’Europe et de partir pour l’Amérique. Après avoir passé un certain temps auprès des Indiens, il reçoit une lettre de la mère supérieure du couvent lui disant qu’Amelia est morte alors qu’elle s’occupait de ses consoeurs, abattues par une grave maladie.

Le roman se termine par la révélation du fait que, peu de temps après que René ait conté son histoire, il a été tué en même temps que Chactas et le père Souël lors du massacre des Natchez et des Français.