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4 minutes de lecture - René

Biographie de René de Chateaubriand

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Le vicomte François-René de Chateaubriand est né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo.

Son père, René-Auguste de Chateaubriand, issu d’une vielle famille aristocratique ruinée, fit fortune en commerçant avec les colonies.

Il est le dernier de dix enfants et vit ses premières années éloigné de ses parents, chez sa grand-mère maternelle.

Lorsque son père de rachète le château de Combourg, en Bretagne, en 1771, il retrouve les siens, il a alors trois ans.

La famille s’installe au château quelques années plus tard. Il y passera son enfance, qu’il décrira comme une période peu réjouissante.

Il étudie au collège de Dol, puis passe une année à Rennes, puis un autre à Dinan. En 1785, il devient sous-lieutenant, au régiment d’infanterie de Navarre, à 17 ans. Il est promu capitaine deux ans plus tard.

Il s’installe à Paris en 1788 et commence sa carrière littéraire en écrivant pour l’Almanach des Muses, un recueil de poésie qui publiera plus tard Voltaire et Sade.

Il participe, en 1789, aux Etats de Bretagne ainsi qu’à la prise de la Bastide. Deux ans plus tard, au milieu des tumultes de la Révolution Française, il part pour l’Amérique du Nord. Il y restera une année et commencera à rédiger son poème des Natchez.

A son retour, il épouse Céleste de La Vigne-Buisson et rejoint l’armée des émigrés afin d’œuvrer pour le rétablissement de la monarchie. Sa femme est arrêtée et emprisonnée à Rennes.

Il participe au Siège de Thionville, en 1792. Il y sera blessé et sera rapatrié à Jersey. C’est à cette période qu’il abandonne sa carrière militaire.

L’année qui suit, il rejoint Londres et y vit dans une profonde misère. Il est contraint de donner des cours de français et de réaliser des traductions pour survivre. Lors de son exil, en 1794, son frère et sa belle-sœur sont condamnés à la guillotine, à Paris.

C’est sur le sol Londonien qu’il publie son premier ouvrage, en 1797.

Il rentre en France en 1800 et dirige la revue Mercure de France, dans lequel il publie son roman Atala, en 1801, un éloge du christianisme.

En 1802, René est édité et Chateaubriand devient, grâce à cette œuvre, le précurseur du Romantisme français. La même année, il sort le génie du Christianisme, dans lequel il loue la morale catholique.

En 1803, il est nommé premier secrétaire d’ambassade par Napoléon Bonaparte, pour accompagner le Cardinal Fesch, à Rome. Il réapparaît dans la vie de sa femme pour lui proposer de se joindre à lui, celle-ci refuse, en réaction à la relation qu’il entretient avec la Comtesse Pauline de Beaumont.

En 1804, il est chargé de représenter la France auprès de la république Rhodanienne. Il donne rapidement sa démission et passe dans l’opposition à l’Empire.

Il part, en 1806, visiter l’Orient. L’histoire de son aventure, Itinéraire de Paris à Jérusalem, paraît en 1811.

A son retour, il est contraint, par Napoléon, de vivre éloigné de la capitale. Sa femme décide de le rejoindre, près de Sceaux. Chateaubriand y écrira Les Martyrs qui paraîtra en 1809.

En 1811, il est élu membre de l’Académie Française mais ne pourra occuper son siège qu’après la Restauration.

En 1814, il publie un pamphlet contre l’Empereur, De Buonaparte et des Bourbons, qui servit grandement Louis XVII. Sa femme trouve enfin, à cette période, une place très importante dans sa vie, elle est sa muse et son guide autant que la dépositaire de ses confidence.

Il est nommé ambassadeur en Suède, mais ne pourra occuper son poste à cause du retour de Napoléon.

Il devient ensuite ministre d’Etat et Pair de France et perd son poste à cause de son œuvre La Monarchie selon la Charte.

A la suite de cette aventure, il devient un rédacteur important au sein du Conservateur.

Il est ensuite successivement Ministre de France à Berlin, ambassadeur à Londres, il représente la France au congrès de Vérone puis reçoit le collier de l’Ordre de la Toison d’Or.

Il redevient Ministre, cette fois, des affaires étrangères, puis est démis de ses fonctions suite à une mésentente avec le chef du gouvernement.

Il vit à Paris de 1826 à 1828, puis repart pour Rome avec son épouse, cette fois, pour être ambassadeur. Il démissionnera rapidement.

Après la révolution de 1830, il se retire de la vie Politique.

Il publiera encore de nombreux ouvrages et perdra son épouse en 1847 et décédera à son tour en 1848.

Ses Mémoires d’outre-tombe paraîtront juste après sa mort, car celui-ci en avait cédé les droits à une société d’exploitation qui en censurera plusieurs passages, pour le plus grand regret de l’auteur.