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4 minutes de lecture - Les fausses confidences

Biographie de Marivaux

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Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est un écrivain français. Il se situe à la veille de la Révolution, une époque où l’esprit est en changement. On découvre la liberté d’expression à travers la parodie et l'égalité des hommes. Les privilèges de la Noblesse sont remis en question dans leur fondement et dans l’intérêt qu’ils représentent pour la société française. Il naquit en 1688 à Paris et il mourut en 1763. Il est doté d’une personnalité réservée voire timide mais il possède un esprit avisé qui accompagne une grande vivacité d’esprit. Il observe son époque avec subjectivité pour donner naissance à une oeuvre littéraire abondante. Il est d’abord un journaliste, un romancier puis un dramaturge pour la comédie italienne. Il laisse une oeuvre riche décrivant une société en mouvement qui se tient au même rang que celle de Molière, Pierre Corneille ou Musset. Son histoire est mêlée à des informations à vérifier comme sa date de naissance ou son réel patronyme. Il apparaît sous les registres de l’Église comme Pierre Carlet mais la suite de son nom semble être un ajout au gré de ses différentes publications.

De Pierre Carlet à Marivaux

L’homme est de naissance aristocrate dans la région normande. Son père est fonctionnaire de l’administration de la marine et sa mère est la soeur d’un architecte du roi Pierre Bullet. Ces deux atouts lui vaudront de démarrer dans la vie comme assistant de son oncle à la cour du roi. Il obtint sa licence de droit et devint avocat mais il n’exercera jamais (1721). Il mène en parallèle de ses études et de ses obligations familiales une vie d'écrivain dès 1706. Son premier roman “Les effets surprenants de la sympathie” est édité en 1712. Le succès n’est pas au rendez-vous mais ce livre lui ouvre les portes de la femme d’esprit Madame de Lambert. Elle organise des salons littéraires où il rencontre les “Modernes” qui feront les “Marivaudages” de demain. Il apprend auprès de Fontenelle à changer le vers et la critique. Il découvre l’art de la parodie sous la forme du roman, du poème ou de l’article journalistique. Un exercice qui donnera tout son sens aux dramatiques de Marivaux.

Le théâtre : inspiration et motivation

Marivaux est amoureux du théâtre à travers la tragédie. Il s’essaie timidement mais c’est sa rencontre avec la comédie italienne qui sera déterminante. Il rencontre l’actrice Sylvia Balletti et Luigi Riccoboni directeur de la troupe italienne avec son premier succès “Arlequin poli par l’amour”. C’est le début d’une collaboration abondante qui mettra en scène ses succès de toujours : “Surprises de l’amour”, “Les fausses confidences” (1737), “La Double inconstance”, “Le jeu de l’amour et du hasard” (1730). Ces thèmes fétiches sont la liberté et l'égalité entre les individus. Il n’hésite pas à écrire des comédies de fiction sur la condition des femmes “La nouvelle colonie”. Il met des personnages en scène qui doivent prouver leur bonne foi et leurs intentions malgré leur sexe, leurs conditions de naissance ou leur fortune. Il n’est pas rare d’avoir un valet anciennement noble et un intendant maître du jeu de l’intrigue. Les décisions sont toujours prises en toutes connaissances de cause et surtout en totale liberté. Les hommes comme les femmes choisissent leur destin par amour, par aventure, par passion. Chez Marivaux ce n’est pas la beauté, la jeunesse et l’argent qui mène un monde fait de privilège. On vit dans une société où chacun peut prendre la parole et prouver par ses actes ses intentions bonnes ou mauvaises.

Le marivaudage et la reconnaissance

Il passe les dernières années de sa vie à produire des œuvres de théâtre qui lui vaudront d'être élu à l’Académie française devant Voltaire (1742). Il définit le marivaudage comme une sorte de langage galant qui permet de séduire un homme ou une femme. Une façon de tourner les mots et son esprit pour amener une personne à nous remarquer, à tomber amoureux ou à comprendre qu’on ne l’aime pas. Un langage tiré de la langue française que certains comme d’Alambert qualifie de langue avortée et plate. Un usage contre nature qui détruit le sens des mots. Malgré les critiques et les détracteurs, le talent de Marivaux a pris forme avec 40 pièces en 3 actes, 7 romans parodiques, 3 journaux et une quinzaine d’essais.