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4 minutes de lecture - Le Rouge et le Noir

Biographie de Stendhal

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Stendhal est le pseudonyme le plus courant de l'écrivain français Henri Beyle (1783 - 1842). Il aimait écrire sous des noms différents comme si l’utilisation d’un autre nom lui permettait d'être une personne différente à chaque fois. La rêverie est l’une des occupation favorite de Stendhal. Il passe des heures à écrire et à inventer des histoires qui mettent en scène des amours impossibles qui deviennent réelles ou des situations improbables qui finissent par aboutir. Les romans de Stendhal sont des descriptions de la nature humaine mais l’auteur n’a jamais eu l’ambition de construire une oeuvre à la Balzac ou à la Zola. Il veut juste trouver un moyen d’exprimer ses rêveries autour de l’amour et des femmes. Il finit par vivre de son art les vingt dernières années de sa vie.

La jeunesse de Stendhal

Il né à Grenoble dans une famille aimante et attentionnée. Il adore sa mère et vénère son grand-père mais il exprime un certain mépris pour son père. Son autobiographie “Henri Brulard” nous apprend que sa mère meurt en couche et que l'événement représente son premier grand chagrin. Conscient que cela représente la volonté divine, il adopte une attitude athée tout au long de sa vie. Il est particulièrement sensible à l’hypocrisie de la bourgeoisie de l'époque. Les convenances sont des ennemis du sentiment amoureux qu’il recherche désespérément dans ses rencontres féminines. Son introduction à la littérature provient de son Grand-père Henri Gagnon, un médecin renommé dans la ville de sa naissance Grenoble. Il était un observateur de son temps dès son plus jeune âge. Sa branche maternelle lui inspire les plus beaux sentiments en matière de joie de vivre, création littéraire et amour de son prochain. Quand la branche paternelle lui donne à penser à l’avarice et à l’hypocrisie dans les plus profond sentiment de honte de l'être humain. Il revendique ses origines italiennes du côté de sa mère comme une filiation honorable et importante. Ses visions de la société de l'époque se retrouvent dans le “Rouge et le Noir” comme dans la “Chartreuse de Parme”.

La vie parisienne et son travail au ministère de la Défense

Après une éducation à l'école militaire de Grenoble Henry Beyle a 13 ans et une passion pour les sciences sans oublier les mathématiques. Armé d’un prix de mathématique, il veut s'échapper de Grenoble en 1799 pour tenter le concours de l'école Polytechnique pour partir à Paris. Il arrive dans la capitale avec ses rêves de gamin de 16 ans et à la suite du coup d'état du 18 brumaire an VII. Comme de nombreux provinciaux de l'époque il est anti-bonapartiste mais le fait d'être témoin des événements politiques à Paris le rendent un fervent défenseur de l’Empereur. Il tombe malade à Paris et la vie parisienne ne lui convient pas. Il est recueilli par son cousin où il débute ses premiers essais de travaux littéraire. Les situations et les personnes qu’il rencontre pendant cette période où son travail littéraire prend forme sans être finalisé, deviendront les acteurs de ses romans. En attendant de devenir Stendhal, il est le secrétaire de son cousin au Ministère de la Guerre. Grâce à cette situation, il voyagera en Suisse, en Italie, à Marseille, en Espagne, en Allemagne et en Autriche. Milan restera sa ville chérie par les éblouissements et l’amour qu’il a connu sous le soleil milanais. Ses voyages se retrouvent dans tous ses romans par des personnages qui se rencontrent dans les pays qu’il a visité.

La célébrité parisienne et la chute

Après avoir été nommé auditeur au Conseil d’Etat, il s’ennuie dans les salons parisiens ainsi que dans le lit de sa maîtresse Angelina Bereyter. Il décrare sa flamme à sa cousine Alexandrine Daru mais elle lui annonce que ses sentiments ne sont pas réciproques. Stendhal a contemplé son époque avec sarcasmes et un sens critique particulièrement développé. Il n’en reste que l’amour romantique nourrit son imagination et que l’amour sensuel finit toujours par l’ennuyer. Il publie des romans ou des essais sur le sentiment amoureux comme “De l’amour” qui passent inaperçu et comme des romans qui sont félicités par Balzac, la “Chartreuse de Parme”. Il passe son existence à devoir vivre les différents changements politiques de la France et à vouloir vivre de sa plume dans le même temps. Il y parviendra à l'âge de la maturité. Il meurt le 23 mars 1842 d’une attaque d’apoplexie.