Le petit lecteur

3 minutes de lecture - La sorcière de la rue Mouffetard

Biographie de Pierre Gripari

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Pierre Gripari est un écrivain français né en 1925 à Paris et décédé 65 ans plus tard dans la même ville lumière à la suite d’une intervention chirurgicale. Il a reçu le prix (entre autre) de la Nouvelle de l’Académie Française en 1988 pour Contes cuistres et était reconnu pour ses genres d'écriture plutôt variés : roman, théâtre, poésie, essai, livre de jeunesse.

Une jeunesse et des débuts difficiles

Né d’une mère medium/coiffeuse et d’un père ingénieur d’origine grec, il doit se débrouiller seul durant la seconde guerre mondiale au cours de laquelle ses parents décèdent. Il enchaîne les petits métiers pour survivre : commis, clerc, pianiste, volontaire dans les troupes aéroportées (1946/1949), employé ou encore garçon de bibliothèque au CNRS. Passionné depuis toujours, il se lance dans l'écriture et publie une autobiographie (Pierrot la lune) ainsi qu’une pièce de théâtre : Lieutenant Tenant (1963). Il tient là son premier réel succès sans pour autant que sa carrière décolle, il est recalé par 17 éditeurs d’affilée avant une rencontre qui va changer sa vie.

L’homme qui aimait lire

Effectivement, Pierre Gripari fait la rencontre de Vladimir Dimitrijevic, passionné comme lui de littérature. C’est en fait un libraire et éditeur d’origine serbe qui a fondé sa propre maison d'édition en 1977 : L’age d’homme. Ce dernier le prend sous son aile et lui accorde une certaine liberté en acceptant invariablement toutes ses propositions de livres, il en éditera 37 entre 1963 et 1995. Mais Pierre Gripari est surtout connu du grand public pour ses œuvres à destination des enfants, Les contes de la rue Broca aux éditions La Table Ronde qui est une compilation de récits dans Paris avec souvent comme personnages principaux des gamins immigrés, est sa plus grande réussite.

La personnalité de Pierre Gripari

La diversité de ses thèmes de prédilection étaient empreint par la citation, l’exercice de style et l'érudition, il a presque tout essayé du roman de chevalerie (Le Conte de Paris) à la science fiction (Vie parallèle de Roman Branchu) en passant par les poèmes libertins (L’enfer de poche). Un style en adéquation avec sa personnalité décalée, il se définissait lui-même comme un extraterrestre observant les hommes avec une curiosité amusée. Homosexuel assumé, il mène une vie de bohème à la limite de la pauvreté dans son quartier parisien. Il appartenait à la Mensa, une organisation internationale basée sur le même principe que le compagnonnage qui se caractérise par son critère d’admissibilité : avoir un QI supérieur à ceux de 98% de la population. Communiste jusqu'à ses 30 ans, il rejoint un court moment les forces d’extrêmes droites avant de se désintéresser de la politique active toute en raillant les religions en général. Il était considéré par ses pairs comme un écrivain ironique, plutôt à l'écart et qui refusait la norme et les règles de bienséance.

Nombre de ses ouvrages pour enfant comme Les Contes de la rue Broca ou Les contes de la Folie Méricourt sont encore très souvent conseillés par les enseignants qui en valorisent la créativité et la capacité de l’auteur d’en bouleverser l’ordre merveilleux.