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3 minutes de lecture - La boîte à merveilles

Biographie d'Ahmed Sefrioui

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Premier écrivain marocain de langue française, Ahmed Sefrioui a vu le jour en 1915 à Fès. Il est décédé le 25 février 2004 à Rabat à l'âge de 89 ans. Connu pour posséder une plume novatrice et originale, il eut une carrière assez riche avec des œuvres remarquables.

Fils de parents berbères, Ahmed Sefrioui fréquente d’abord l'école coranique avant d’intégrer les écoles classiques de Fès. A la fin de ses études, ce passionné de la littérature marocaine et des écrits français travaille comme conservateur de musée dans la ville de Fès. C’est donc tout naturellement qu’on retrouve les traces de cette cité dans la quasi-totalité de ses œuvres. Avant son entrée à la direction du tourisme dans la capitale Rabat, il assume les fonctions de journaliste au quotidien naturaliste Action du Peuple et de protection et de gestion du patrimoine de la ville qui l’a vu naitre. On peut le voir, en plus d'être un écrivain à la plume alerte, Ahmed Sefrioui se distingue également un parcours professionnel impressionnant. D’ailleurs, ce dernier a été récompensé en 1947 pour le manuscrit du Chapelet d’ambre en recevant le grand prix littéraire du Maroc. A travers ce prix, c’est tout le travail de qualité de cet écrivain marocain qui est ainsi reconnu.

Les principales œuvres de l'écrivain Ahmed Sefrioui

Du début de sa carrière à sa mort, Ahmed Sefrioui a publié à la fois des ouvrages documentaires et quatre ouvrages de fiction sur le Maroc. Sa première œuvre intitulée Le Chapelet d’ambre est publiée en 1949. Dans son premier roman, il évoque Fès sa ville d’origine dans toute sa diversité. Pour ses premiers pas dans la littérature, cet écrivain aux talents immenses entre par la grande porte. En effet, cette œuvre reçoit le Grand prix de la littérature marocaine. Ahmed Sefrioui devient le premier écrivain marocain à avoir reçu une telle distinction. Fort de ce grand succès, il publie 6 ans plus tard un autre roman qui a pour titre La Boîte à merveille en 1954. Paru chez Le Seuil, ce roman autobiographique évoque les souvenirs d’un enfant dont le nom est Sidi Mohammed. Pour les puristes, il s’agit d’un roman ethnographique. C’est également la première œuvre de ce genre de la littéraire marocaine d’expression française. Avec la publication de ce roman, il crée un nouveau mouvement et fait entrer ainsi le monde littéraire oriental dans la culture occidentale.

L’année 1973 marque un tournant décisif dans la carrière internationale de cet écrivain. Ahmed Sefrioui commence cette même année l’expatriation de son travail en faisant éditer son roman intitulé La maison de servitude en Algérie. Cette œuvre qui est favorablement accueillie rencontre du succès auprès du public. Il s’agit d’un roman métaphysique considéré comme une suite informelle de son œuvre La Boîte aux merveilles. Parue aux éditions Marsan en 2001, le Parfum des légendes ou Le Jardin des sortilèges est l’une des dernières œuvres de l'écrivain Ahmed Sefrioui avant sa mort en 2004. Il s’agit d’un recueil de contes inspirés de la littérature orale populaire traditionnelle marocaine qui est proposé au public.