Le petit lecteur

3 minutes de lecture - L'écume des jours

Biographie de Boris Vian

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Les premières années de Boris Vian

Né le 10 Mars 1920 à Ville d’Avray, Boris Vian est le fils cadet d’Yvonne Ravenez et Paul Vian. La famille vit dans une certaine aisance. Le petit Boris effectue les débuts de sa scolarité au lycée de Sèvres, où il se révèle un élève doué.

En 1929, le krach boursier ruine Paul Vian et la famille emménage dans une maison plus modeste. En 1932, Boris Vian est atteint de rhumatismes cardiaques. Malgré une santé qui restera fragile, il poursuit de brillantes études au lycée Hoche à Versailles.

En 1935, il obtient le baccalauréat classique et se procure sa première trompette. En 1937 il obtient le baccalauréat de philosophie option mathématiques au lycée Condorcet, dans lequel il intégrera la classe de mathématiques spéciales en 1939. Durant cette période sont organisées de nombreuses surprises-parties chez les Vian, Boris et deux de ses frères fondent leur premier orchestre avec des amis. Boris adhère au Hot Club de France.

1939 est l’année durant laquelle Boris Vian assiste au concert de Duke Ellington au Palais de Chaillot, qu’il vivra comme une révélation. Il intègre cette année-là l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures. Il échappe à la mobilisation en raison de ses problèmes cardiaques.

Une figure de Saint-Germain des prés

En 1940, il rencontre Michelle Léglise, il l'épouse en 1941 à Paris et commence la rédaction des “Cent sonnets”. En 1942 naît leur premier enfant, Patrick. Boris Vian commence une carrière à l’Afnor, réservant son temps libre à l’orchestre de jazz amateur Claude Abadie. A la libération, Boris Vian et son épouse fréquentent assidument les bals et il termine " Vercoquin et le plancton " qu’il fait transmettre à Raymond Queneau. En 1945, les éditions Gallimard l’acceptent. Il commence la tenue de chroniques dans " les Amis des Arts “. Durant cette période, il terminera " L'écume des jours " et écrira " L’automne à Pékin “. Cette année-là, il rencontre Jean-Paul Sartres et Simone de Beauvoir et commence à écrire pour " Les Temps Modernes “. Il écrit pendant l'été " J’irais cracher sur vos tombes “, qui sera publié sous le nom de Vernon Sullivan.

1948 sera marquée par la naissance de sa fille Carole, et une intense activité littéraire. Il se consacre de plus énormément au jazz, nouant des amitiés avec Miles Davis et Charlie Parker.

En 1949, il publie " Cantilènes en gelée " et " Les fourmis " alors que " J’irais cracher sur vos tombes " se voit interdit. C’est alors le début d’une période personnelle et professionnelle sombre.

Les dernières années

Lors des années 50, ses romans publiés sous le pseudonymes Vernon Sullivan sont condamnés pour outrages aux bonnes mœurs. Il s’installe avec Ursula Kübler, danseuse chez Roland Petit. Les romans publiés ne rencontrent pas le succès. Il abandonne la trompette, mais termine la rédaction de l’arrache-cœur et se consacre à sa passion pour la science-fiction en traduisant des romans de Van Vogt et de Bradbury. Il développe son activité en direction de la comédie musicale, et se marie avec Ursula une fois son divorce prononcé. Dès 1955, il produit de nombreuses chansons et accepte un emploi chez Philips. Il souffre de plusieurs crise d'œdème pulmonaire. Il continue à s’investir dans l’adaptation cinématographique problématique de " J’irais cracher sur vos tombes “. Il meurt d’un oedème pulmonaire d’une crise cardiaque le 23 juin 1959, lors de la première du film.