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4 minutes de lecture - Germinal

Biographie d'Emile Zola

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Émile Zola est né le 2 avril 1840 à Paris. En 1843, la famille s’installe à Aix-en-Provence. Le père d’Émile meurt des suites d’une pneumonie en 1847. Émile et sa mère se retrouvent alors dans une situation financière difficile. En 1852, Émile Zola rentre au collège à Aix-en-Provence où il se lie d’amitié avec Jean-Baptiste Baille et Paul Cézanne. Cézanne l’initie aux arts graphiques et à la peinture. Dès son enfance, Émile a déjà une vocation pour la littérature. Il se décide à lire de nombreux livres et pense déjà à faire de l’écriture sa profession. En classe de sixième, il rédige un roman sur le sujet des croisades.

En 1858, la famille retourne vivre dans de modestes conditions à Paris. Émile renforce ses savoirs en littérature humaniste en lisant les œuvres de Molière, Montaigne, et Shakespeare. En 1859, il échoue par deux fois au baccalauréat et décide alors de suivre une vie de bohème. Ainsi, il rencontre Berthe, une prostituée, qui devient son premier amour. Émile essaie de lui redonner gout à la vie, mais il échoue. Cet échec lui inspire son premier roman La confession de Claude qui sera publié en 1865. Cette vie de bohème lui fait également découvrir le monde de la peinture, et particulièrement celui des impressionnistes. Il noue ainsi une grande amitié avec Édouard Manet.

Sans diplôme, Émile affronte le marché du travail en 1860 et devient employé d’écriture aux Docks de la douane. Il démissionne deux mois plus tard et devra attendre une longue période avant de retrouver un emploi. En 1862, il est naturalisé français et devient commis de librairie aux éditions Hachette. Il y reste quatre ans et devient rapidement chef de publicité. Durant ces quatre années, il apprend le fonctionnement du monde de l’édition. En 1864, il publie un recueil de nouvelles intitulé Les Contes à Ninon. À la fin de la même année, il rencontre Alexandrine qui deviendra sa femme en 1870.

Émile quitte les éditions Hachette en 1866 et devient chroniqueur littéraire au journal L’Évènement. Il avait dès 1863 commencé cette activité de critique de manière épisodique dans différents journaux. L’essor de la presse et son nouveau poste lui permettent de publier ses textes et de manifester ses qualités d’écrivain au grand public. Il publie ainsi dans la presse une centaine de contes ainsi que ses romans en feuilleton. Son attrait pour la peinture l’amène à défendre le mouvement impressionniste face aux critiques des peintres académiques.

En 1868, la presse est libéralisée et Zola entre au nouvel hebdomadaire républicain La Tribune. Il devient ainsi journaliste politique et publie des articles enflammés contre le Second Empire. Il se retrouve ainsi arrêté à de nombreuses reprises, mais est toujours relâché. Il parvient à se former des amitiés au sein des parlementaires ce qui lui donne une foule d’inspirations pour ses romans. En 1870, le Second Empire s’écroule et Zola critique la violence de la Commune. Il part pour Bordeaux, lieu du gouvernement provisoire, et essaie de devenir sous-préfet d’Aix-en-Provence. Sa nomination n’aboutit pas et il retourne à Paris.

En 1872, il se lie d’amitié avec Gustave Flaubert et forme un cercle d’amis constitué de jeunes écrivains tels que Guy de Maupassant. En 1877, la publication de L’Assommoir propulse Zola vers la célébrité. Il devient ensuite le représentant d’un nouveau courant littéraire, le naturalisme. La publication de Nana en 1880 rencontre un large succès, mais provoque un nouveau scandale du fait du sujet abordé par ce roman. En 1886, Paul Cézanne pense se reconnaitre dans le personnage principal de L’Œuvre, et les deux hommes rompent leur amitié d’enfance. En 1888, Zola a une relation avec une jeune lingère avec qui il aura deux enfants. De 1886 à 1893, la série des Rougon-Macquart rencontre un large succès.

Le caractère politique de Zola se manifeste pleinement durant l’Affaire Dreyfus qui scinde la France en deux de 1894 à 1899. En défenseur d’Alfred Dreyfus et face à la manipulation qu’il dénonce, Zola voit son manifeste J’accuse publié en 1898. Ce texte est à l’origine un résumé de l’Affaire Dreyfus qui était adressé au Président de la République. J’accuse enrage le gouvernement qui poursuit Zola en diffamation. Le procès de Zola le condamne à un de prison et à une amende de 3000 francs. Zola fait appel et s’exile à Londres le 18 juillet.

En 1899, Zola est acquitté et rentre en France. Alfred Dreyfus est toujours accusé à la suite de nouveaux procès, ce qui affecte Zola. Le 29 septembre 1902, Émile Zola et sa femme meurt d’asphyxie. La cause de sa mort est jugée accidentelle, mais la liste d’ennemis que Zola s’est trouvée au cours de sa vie pousse à la spéculation sur les conditions de sa mort. Le 4 juin 1908, les cendres de Zola rentrent au Panthéon.