Le petit lecteur

3 minutes de lecture - L'enfant

Biographie de Jules Vallès

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Écrivain, journaliste et homme politique, Jules Vallès est né le 11 juin 1832 dans la Haute-Loire, il est devenu célèbre grâce à son œuvre : L’enfant, Le Bachelier et l’Insurgé, une trilogie littéraire qui a eu un fort succès.

Jules Vallès étudie assidûment au collège Royal de Nantes où son père est devenu professeur. Jules est en classe de rhétorique de 1847 à 1848.

À cette époque il montre, déjà, un certain goût pour la révolution, il entreprend, avec quelques copains d'école, la création d’un club qui va leur permettre de militer pour suppression de l’esclavage entre d’autres thèmes qui concernent la liberté enfantine. Jules devient le président du club. Cela ne plaît guère au principal du collège qui leur retire le local prêté et oblige la dispersion de tous les membres. Cela n’empêche que lors de la manifestation des ouvriers à Paris le 27 juin 1848, Jules Vallès et quelques membres de l’ancien club se présentent, sur le Port Maillard afin d’empêcher le départ des combattants vers la capitale, mais les forces de l’ordre les empêchent, eux aussi, de partir aider les insurgés.

La rentrée 1848 souligne pour Jules Vallès le début d’une vie de péripéties, il s’installe au lycée Bonaparte, à Paris, afin de fréquenter la classe de rhétorique qu’il a redoublée.

Un bachelier pas comme les autres

Jules fait des allés et retours entre Nantes et Paris. Des classes à rattraper, un baccalauréat raté, il essaye tant bien que mal de poursuivre ses études, mais la seule chose qu’il a en tête reste le domaine de la politique. Il rentre à l’école de Droit et devient le secrétaire de Gustave Planche. Installé à Paris, il travaille au département des naissances à la maire de Vaugirard. Sa licence de lettres est un vrai échec, Vallès donne l’impression de vivre en révolutionnaire, Le Réfractaire, paru dans le Figaro en dit long.

Vallès a exercé son métier de journaliste parmi les grands journaux. Le Progrès, l'Époque…

Il écrit des articles qui provoquent scandale, certains n’ont jamais été publiés.

En 1867 paraît en kiosque son propre journal intitulé La Rue, mais les articles qui parlent de la police l’obligent à fermer ses portes et Jules est condamné à deux mois de prison. Cela n’entrave pas ses idées et il y crée le Journal La Sainte-Pélagie. Toujours si réactif, il se présente aux élections législatives, mais il ne sera pas élu.

Jules Vallès, un exilé

Contraint d’abandonner son combat à Paris, il part s’exiler à Londres, mais il ne désiste pas, Vallès continue d’envoyer ses articles vers des journaux parisiens, il récupère son propre journal, La Rue, et en parallèle, écrit la trilogie qui fut son plus grand succès.

Son retour en France est dû à l’amnistie, cela lui a permis de mourir dans son pays natal pour lequel il a consacré la plus grande partie de sa vie.

«Je suis l’avocat de tous les pauvres», disait Jules Vallés, il s'éteint le 14 février 1880, épuisé par la maladie, il repose au cimetière Père-Lachaise, un repos bien mérité.