Le petit lecteur

3 minutes de lecture - Enfance

Biographie de Nathalie Sarraute

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Nathalie Sarraute, naît Natalyia Tcherniak, le 18 juillet 1901 à Ivanovo, non loin de Moscou. Issue d’une famille bourgeoise de religion juive, la petite Nathalie quitte la Russie au divorce de ses parents, pour partir habiter dans le cinquième arrondissement de Paris avec sa mère. Tous les ans, elle passe un mois chez son père, en Russie ou en Suisse. Nathalie retourne vivre en Russie à Saint-Pétersbourg avec sa mère et son nouveau mari, Nicolas Boretzki. Tandis que le père de Nathalie quitte la Russie en raison de ses opinions politiques, pour émigrer à Paris. Il y crée alors une usine de matières colorantes à Vanves et se remarie. Nathalie grandit dans ce nouveau foyer et bénéficie d’une éducation cosmopolite : elle fait des brillantes études de droit à Paris, d’anglais et d’histoire à Oxford et de sociologie à Berlin. Elle décroche ensuite son diplôme du barreau de Paris, elle veut devenir avocate. Elle débute sa carrière de juriste internationale. Elle épouse Raymond Sarraute en 1925, un avocat tout comme elle. Ils auront ensemble trois enfants : Claude, Anne et Dominique.

Dans le même temps, Nathalie Sarraute se passionne pour la littérature du XXe siècle, et tout particulièrement pour Marcel Proust, Virginia Woolf et James Joyce qui vont faire voler en éclats ses idées reçues sur le genre romanesque. 1932 est l’année où Nathalie écrit ses premiers textes qui, rassemblés, seront plus tard le corps de Tropismes. Elle y fait l’analyse des réactions physiques imperceptibles que l’on a instinctivement, à la moindre petite stimulation : ces mouvements indéfinissables qui se situent aux confins de notre conscience et qui sont à l’origine de chacun de nos gestes, paroles et sentiments que nous éprouvons et manifestons. Tropismes paraît en 1939, roman encensé par Max Jacob et Jean-Paul Sartre.

Sarraute est radiée deux fois du barreau en 1941, suite aux lois antisémites. Elle se consacre alors pleinement à la littérature. Elle se réfugie avec ses filles à Janvry et refuse formellement de porter l'étoile jaune. Un commerçant du village la dénonce, elle échappe néanmoins à l’arrestation de justesse. En 1943, elle fuit cette fois à Parmain dans la Seine-et-Oise et prends le pseudonyme de Nicole Sauvage, les initiales étant les mêmes que celles de sa vraie identité. Elle se fait alors passer pour l’institutrice de ses filles. En juillet 1944, elle est enfin de retour à Paris. En 1947, elle rédige la préface de Portrait d’un inconnu, publié par Robert Marin. C’est avec Martereau en 1953 qu’elle commence à connaître un réel succès. Le roman paraît chez Gallimard, maison d'édition à laquelle elle sera désormais fidèle.

Son roman Les Fruits d’Or lui vaut le Prix International de Littérature en 1964.

Mais elle ne se cantonne pas au genre romanesque, préférant ouvrir son horizon littéraire. C’est ainsi qu’elle commence à écrire en parallèle pour le théâtre, répondant à l’invitation d’une radio allemande. Une quantité de pièces voient alors le jour : Le Silence en 1964, Le Mensonge deux ans plus tard. Puis Isma, Elle est là, C’est beau et Pour un oui ou pour un non. Elles suscitent toutes en un éclair l’intérêt des metteurs en scène. Claude Régy met en scène Isma en 1970, C’est beau en 1975 et Elle est là en 1980, pièce jouée la même année au petit théâtre d’Orsay, tandis que Jean-Louis Barrault crée Le Silence et Le Mensonge au petit Odéon en 1967.

Sarraute meurt le 19 octobre 1999 à Paris, fauchée en pleine rédaction d’une septième pièce. Elle est inhumée dans le Val-d’Oise dans la ville de Chérence, .