Le petit lecteur

3 minutes de lecture - Electre

Biographie de Jean Giraudoux

⚠️ Acheter le livre sur Amazon (lien affilié) : Electre ⚠️

Jean Giraudoux naît à Bellac le 29 octobre 1882.

Obtenant son certificat d'étude en 1892, il reste en pension à Châteauroux jusqu’en 1900. Après avoir brillamment réussi son baccalauréat, il est reçu à l’Ecole Normale Supérieure où il se prend de passion pour la culture allemande. Il reçoit le prix d’excellence en deuxième année.

Il étudie ensuite à la faculté de Munich et, durant l'été, est employé en tant que précepteur à Pellevoisin pour le prince de Saxe. Giraudoux parcourt ensuite l’Autriche-Hongrie, la Serbie et l’Italie. Il fait un nouveau séjour en Allemagne l’année suivante, et échoue à l’examen d’agrégation en allemand.

Une bourse d'études pour Harvard lui permet alors de séjourner aux Etats-Unis. A son retour, Provinciales, sa première oeuvre, est publiée en 1909 et encensée par l'écrivain André Gide.

L’année suivante, il est reçu au concours de chancellerie et a un poste au Ministère des Affaires Etrangères. Entre-temps, il fait la connaissance d’une jolie cubaine, Rosalia, dont il tombe amoureux. Il travaille au bureau de la presse étrangère, avant d’obtenir la place de vice-consul en 1913.

Sergent puis sous-lieutenant au cours de la Première Guerre Mondiale, Giraudoux est blessé deux fois, à la bataille de la Marne en 1914 puis à celle des Dardanelles en 1916. On lui remet la Légion d’honneur. Puis il repart en mission militaire diplomatique au Portugal et aux Etats-Unis. Il poursuit l'écriture pendant cette période, comme Retour d’Alsace et Simon le pathétique par exemple, tout en travaillant pour le compte du Quai d’Orsay.

L’année 1919 marque la naissance du fils qu’il a avec Suzanne Boland, qui devient sa femme deux ans plus tard.

Il enchaîne les succès dans les années 20 et 30, tandis que son autre métier lui accorde du temps libre. C’est de cette période que sortent Intermezzo, Amphitryon 38, etc…

Au début des années 30, il a une aventure avec une argentine, Anita, jusqu'à ce qu’elle reparte en Amérique du sud pour se marier. Il va travailler avec Herriot jusqu’en 1934 puis brigue des postes diplomatiques. On lui propose la direction de la Comédie Française en 1936, mais il refuse. La veille de la Deuxième Guerre Mondiale, il publie La guerre de Troie n’aura pas lieu, ainsi que Pleins pouvoirs, oeuvre qui sera vivement critiquée. Il entretient ensuite une relation avec Isabelle Montérou, une journaliste, pendant quatre ans. Les postes de responsabilité politique se succèdent, et sa situation sous l’Occupation est considérée comme étant complexe. Bien que le rôle qu’il a joué (ou non) au sein de la Résistance reste débattu, ses livres continuent d'être publiés. Giraudoux décroche également une place chez Gaumont en tant que directeur littéraire et cela lui permet de participer à plusieurs projets au cinéma.

Mais il a des problèmes de santé à partir de 1943, à la mort de sa mère. Il décède le 31 janvier 1944, à l'âge de 61 ans, très certainement suite à une pancréatite.

Mais quelques jours après l’enterrement, une rumeur se propage : Giraudoux aurait été victime d’empoisonnement par la Gestapo.